Séance 11 – UN OPÉRATEUR PARTICULIER : LE MONDE ASSOCIATIF

. Présentation de la place des associations dans la lutte contre la pauvreté

. Les liaisons entre administrations publiques et associations privées

VANDEKERCHOVE, Ninon F. Les associations comme fer de lance des
politiques sociales
YOUNÈS, Marie-Line Les associations dénaturées par les politiques
publiques

DOCUMENTS À VOIR
Site officiel sur les associations
Une tribune des grandes associations françaises appelant à un investissement renforcé contre la pauvreté (octobre 2014)
Les Français et les associations (baromètre TNS, 7ème vague, 2014)
La confiance, les associations, les dons (2018)La générosité des Français (2017)
Rapport 2014 du Secours Catholique sur la pauvreté
Rapport 2016 du Secours Catholique sur la pauvreté
Rapport 2018 du Secours Catholique sur la pauvreté
L’économie sociale en France (INSEE, 2014)
Le travail salarié associatif (Mathieu Hély)


Le collectif “ALERTE” des associations contre l’exclusion : voir ICI

Séance 10 – LES SDF COMME CONCENTRÉS DES ASPECTS SOCIAUX ET SPATIAUX

Qui dort dehors ? - broché - Julien Damon - Achat Livre ou ebook | fnac

. Les contours d’une population et d’un problème public

. Description et mesure de l’efficacité des politiques

TOCQUEVILLE—PERRIER, Robin A. Demandeurs d’asile et sans-abri
TRAN, Kévin Les politiques de logement d’abord

DOCUMENTS À VOIR
Document de base avec graphiques et données
Les sans-domicile en 2012 (INSEE, 2013)
Synthèse statistique – discutable (INSEE)
L’enquête INSEE et son histoire (excellente synthèse sur l’expertise traitant des SDF – M. Marpsat, 2008).

« ‘Désocialisés’ et ‘désaffiliés’. Remarques à partir du cas des SDF » – J. Damon, 2003.
Compter les SDF (J. Damon, 2014)
Portrait des sans-domicile en 2012 (INSEE, 2014)
Les campements de migrants sans-abri (note J. Damon, 2019)


BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE
Bronislaw Geremek, La potence ou la pitié. L’Europe et les pauvres du Moyen-Age à nos jours, Paris, Gallimard, 1978.
Brendan O’Flaherty, Making Room. Economics of Homelessness, Cambridge, Harvard University Press, 1996.

DOCUMENTS JOINTS

Séance 9 -L’ACTION PUBLIQUE CONTRE LA FRACTURE NUMÉRIQUE

. Approches par les équipements et par les usages

. Dispositifs et politiques de résorption

LEROUX, Léo Fractures numériques et fractures sociales
ROCHER, Louise L’illectronisme
RONFARD, Daphné L. Les politiques contre la fracture numérique


DOCUMENTS À VOIR
– Les compétences numériques en France en 2019 (INSEE)
– L’usage des TIC par les ménages entre 2009 et 2019 (INSEE)
– Sommet OCDE sur les fractures numériques

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES
– The Digital Economy and Society Index (DESI)
– Rapport OCDE sur le digital
– Rapport “pour la solidarité” sur la fracture numérique

Séance 8 – LA «BIDONVILLISATION» DU MONDE

. Extension des bidonvilles dans le monde, retour des bidonvilles en Europe

. Les politiques contre la pauvreté urbaine : villes, États, organisations internationales

LÉZAT, Jean-Baptiste G. Les définitions internationales du bidonville
PEMINTEL CANO, Pablo I. La pauvreté urbaine en Bolivie
PIERRE, Jeanne Campements et bidonvilles en France

DOCUMENTS À VOIR

La pauvreté urbaine (Article J. Damon, Questions de communication, 2014)La pauvreté urbaine : “palmarès” des 100 plus grandes villes françaises en 2009 (Compass, 2012)
Article sur l’urbanisation en perspective positive (J. Damon, Études)
Synthèse de “Triumph of the City” (E. Glaeser)
Villes, périurbain, rural en France (Centre d’observation de la société, 2014)
France : où vivent les pauvres ? (Centre d’observation de la société, 2014)
Les campements de migrants sans-abri (note J. Damon, 2019)

SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
UN-Habitat
– Les indicateurs PNUD
– ONZUS
– Politique régionale

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES
La pauvreté urbaine (Martin Ravalion, 2007)Jean-Pierre Sueur (dir.), Ville du futur, futur des villes. Quel avenir pour les villes du monde ?, Rapport d’information du Sénat, 2011.
« The Economics of Slums in the Developing World », Journal of Economic Perspectives, 2013
Un rapport McKinsey (2014) sur le logement abordable, dans le monde

BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE

Davezies L., 2012, La crise qui vient. La nouvelle fracture territoriale, Paris, Seuil.

Davis M., 2006, Le pire des mondes possible. De l’explosion urbaine au bidonville global, Paris, La Découverte.

Denis É, 2009, « Les sources récentes de l’observation foncière urbaine dans les pays en développement. Vers l’harmonisation et la transparence ? », Etudes foncières, n° 139, pp. 33-36.

Dumont G.-F., 2011, Géographie urbaine de l’exclusion. Dans les grandes métropoles régionales françaises, Paris, l’Harmattan.

Gilbert A., 2007, « The Return of the Slum. Does language Matter ? », International Journal of Urban and Regional Research, vol. 31, n° 4, pp. 697-713.

Glaeser E., 2011, Triumph Of The city. How our Greatest Invention Make Us Richer, Smarter, Greener, Healthier, and Happier, New York, Penguin Press.

Guilluy C., 2010, Fractures françaises, Paris, François Bourin.

Martine G., McGranahan G., Montgomery M., Frenandez-Castilla R., dirs, 2008, The New Global Frontier. Urbanization, Poverty and Environment in the 21st Century, Londres, Earthscan.

López Moreno E., Warah R., 2006, « Le Rapport 2006-2007 sur l’état des villes dans le monde. Tendances urbaines et bidonvilles au XXIème siècle », Chronique ONU, vol. XLIII, n° 2.

Ravallion M., Chen S., Sangraula P., 2007, « New Evidence on the Urbanization of Global Poverty », Population and Development Review, vol. 33, n° 4, pp. 667-701.

Ravallion M., Chen S., Sangraula P., 2008, « Dollar a day Revisited », World Bank, Policy Research Working Paper, n° 4620.

Séance 7 – LA PERSPECTIVE MONDIALE DES OBJECTIFS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Éliminer la pauvreté (Quadrige. Essais, débats) eBook: Damon, Julien:  Amazon.fr

. Les approches internationales de la pauvreté

. Les instruments discutés du développement et des ODD

GALMICHE, Pauline La méthode de la banque mondiale pour mesurer la pauvreté
GENUYT, Maylis L’impact de la crise du Covid sur la pauvreté dans le monde
SUBIRANAS, Juan La pauvreté à Wallis et Futuna

DOCUMENTS À VOIR


SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
Poor Economics – site accompagnant l’ouvrage de E. Duflo – Le PNUD
– Les indicateurs OMD
– Les indicateurs PNUD
– L’Observatoire du BOP
– Des idées et analyses de l’AFP sur les ODD et OMD

BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE
Abhijit V. Banerjee, Esther Duflo, Poor Economics. A Radical Rethinking of the Way to Fight Global Poverty, New York, Public Affairs, 2011.
Laurence Chandy, Hiroshi Kato, and Homi Kharas, The last mile in ending extreme poverty, Washington, Brookings Institution Press, 2015. Premier chapitre : ICIPaul Collier. The Bottom Billion. Why the Poorest Countries Are Failing and What Can be Done About it, Oxford, Oxford University Press, 2007
Patrice Dufour, « La Banque mondiale et la lutte contre la pauvreté », Les Cahiers français, n° 302, 2001, pp. 56-65.
William Easterly (dir.), Reinventing Foreign Aid, Cambridge, MIT Press, 2008.
William Easterly, The Tyranny of Experts. Economists, Dictators, and the Forgotten Rights of the Poor, Basic Book, 2013.
Morten Jerven, Poor Numbers. How we are Misled by African Development Statistics and What to Do about It, Cornell University Press, 2013.
Jean Labbens, Sociologie de la pauvreté, Le tiers-monde et le quart-monde, Paris, Gallimard, 1978.
Martin Ravallion, Gaurav Datt, Dominique van de Walle, « Quantifying Absolute Poverty in the Developping World », Review of Income and Wealth, n° 37, 1991
Martin Ravallion, Shaohua Chen, Prem Sangraula, « Dollar a day Revisited », Policy Research Working Paper, n° 4620, Banque mondiale, 2008.
Gilbert Rist, Le développement. Histoire d’une croyance occidentale, Paris, Presses de Sciences Po, 3ème éd., 2007.
Jeffrey Sachs, The End of Poverty. How we Can Make it Happen in our Lifetime, Londres, Penguin Books, 2005.
Jean-Michel Séverino, Olivier Ray, Le grand basculement. La question sociale à l’échelle mondiale, Paris, Odile Jacob, 2011.
Shahid Yusuf, Development Economics through the Decades. A Critical Look at 30 Years of the World Development Report, Washington, The World Bank, 2008.

Séance 6 – LES STRATÉGIES ET OUTILS DE L’UNION EUROPÉENNE CONTRE LA PAUVRETÉ

. Mesurer la pauvreté dans l’Union

. Bilan des stratégies de Lisbonne et UE 2020

CARON, Pénélope Les objectifs européens de lutte contre la pauvreté
CLAUDE, Agathe La méthode européenne de mesure de la pauvreté
FRANZI, Louise A. Les instruments européens de lutte contre la pauvreté

DOCUMENT IMPORTANT

Mesures de la pauvreté et mesures contre la pauvreté en Europe (J. Damon, 2020)


DOCUMENTS À VOIR
Risque de pauvreté et d’exclusion sociale en 2016 (2018)Progrès de l’Union vers les objectifs UE 2020 (2017)Monitoring social inclusion in Europe (2017 edition)
Rapport OXFAM : une Europe au service de la majorité (2015)

Etat des lieux (INSEE, 2014)
Protection sociale et inclusion sociale (site de la Commission)La politique européenne de cohésion (2014-2020). Note J. Damon
Note sur les mesures de la pauvreté dans la stratégie UE 2020Analyse critique des récents indicateurs européens (INSEE, 2014)
Impact de la crise sur la pauvreté en Europe (Observatoire des inégalités, 2014)

Au-delà du PIB et du taux de pauvreté…
Putting the fight against poverty and social exclusion at the heart of the EU agenda (octobre 2014)

SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
– Eurostat, statistiques sur le revenu, l’inclusion sociale et les conditions de vie (essentiel)– Les données de suivi de la stratégie UE 2020– Eurobaromètre (pour les opinions)
– European Social Survey (pour les opinions)
– Luxembourg Income Study  (LIS) avec des données européennes et mondiales

BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE
Anthony Atkinson, Bea Cantillon, Eric Marlier, Brian Nolan, Social Indicators. The EU and Social Inclusion, Oxford Oxford University Press, 2002.
Emmanuelle Boulineau, Emmanuelle Bonerandi-Richard (dir.), La pauvreté en Europe. Une approche géographique, Rennes, PUR, 2014.
Jane Bennett, Edwards James, Graham Room, Philippa Watson, Europe against Poverty. The European Poverty Program : 1975-1980, Londres, Bedford Square Press, 1982.
Laurent Caussat, Michèle Lelièvre, « Les indicateurs européens de cohésion sociale », Etudes et Résultats, n° 549, 2007. ICI
Renaud Dehousse (dir.) L’Europe sans Bruxelles ? Une analyse de la méthode ouverte de coordination, Paris, L’Harmattan, 2004.
Commission Européenne, Combating poverty and social exclusion. A statistical portrait of the European Union 2010, Luxembourg, Publications Office of the European Union, 2010 : ICI
François Denord, Antoine Schwartz, L’Europe sociale n’aura pas lieu, Paris, Raisons d’agir, 2009.
Bronislaw Geremek, La potence ou la pitié. L’Europe et les pauvres du Moyen Age à nos jours, Paris, Gallimard, 1987 (UN CLASSIQUE).
Etienne Grass, L’Europe sociale, Paris, La Documentation française, 2013.
Noëlle Mariller, « L’action de la communauté économique européenne », in Alain Fracassi, Marie-France Marquès, Jacques Walter (dir.), La pauvreté, une approche plurielle, Paris, ESF, 1985, pp. 88-103.
Eric Marlier, A. B. Atkinson, Bea Cantillon, Brian Nolan, The EU and Social Inclusion. Facing the Challenges, Bristol, Policy Press, 2006.
Antoine Saint-Denis, « L’inclusion sociale, une valeur européenne », Regards, n° 34, 2008, pp. 137-145.

Séance

Séance 5. MINIMA SOCIAUX ET REVENU UNIVERSEL

. Diversité des instruments de lutte contre la pauvreté

. La question du revenu universel

BOURDREZ, Noémie Le RSA et les moins de 25 ans
BRADELLE, Damien A. Un revenu universel en France
BRODE-ROGER, Adeline L’unification des minima sociaux

DOCUMENTS IMPORTANTS

LE REVENU UNIVERSEL “POUR DE VRAI” (J. Damon, 2017)

TOUR DU MONDE DU REVENU UNIVERSEL (J. Damon, 2020)

LE REVENU UNIVERSEL D’ACTIVITÉ EN FRANCE (J. Damon, 2020)

DOCUMENTS À VOIR

Diane Roman, Le droit public face à la pauvreté, Paris, LGDJ, 2002.
Du RMI au RSA en passant par le RMA (Article J.Damon, 2009)Du RMI au RSA, heurs et malheurs des politiques actives d’insertion (J. Damon, 2016)
Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté (gouvernement français, 2013)
Données sur les minima sociaux (DREES)
Les minima sociaux en 2012
Les bénéficiaires des minima sociaux en 2013
Rapport Penser l’assistance (ONPES, 2013)
Les minima sociaux d’insertion (INSEE, 2014)
Mieux lutter contre la pauvreté par les aides monétaires (CAE, 2017)
Prévenir la pauvreté par l’emploi, l’éducation et la mobilité (CAE, 2017)
L’aide sociale en France, 2017
RU : LA THÈSE VAN PARIJS & VANDERBORGHT EN UNE PAGE (2019)

SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE)
– Collectif associatif “ALERTE”

BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE
Serge Audier, La pensée solidariste. Aux sources du modèle républicain français, Paris, PUF, 2010.
Michel Borgetto, Robert Lafore, Droit de l’aide et de l’action sociales, Paris, Montchrestien (la plus récente édition).
Michel Borgetto, « Ce ‘risque’ que la Sécurité sociale n’avait pas prévu », Sociétal, n° 39, 2003, pp. 75-80.
Denis Clerc, La France des travailleurs pauvres, Paris, Grasset, 2008.
Julien Damon, « Les fondements du ‘Grenelle de l’insertion’ », Revue de droit sanitaire et social, vol. 44, n° 6, 2008, pp. 1110-1123.
Jacques Fournier, Nicole Questiaux, Le traité du social, Paris, Dalloz, 1976 ; Le pouvoir du social, Paris, PUF, 1979.
Martin Hirsch (dir.), Au possible nous sommes tenus. La nouvelle équation sociale, Paris, La Documentation française, 2005.
Robert Lafore, « La prise en charge des ‘personnes les plus démunies’ », Revue de droit sanitaire et social, n° 6, 2007, pp. 979-987.
Robert Lafore, « Penser l’exclusion. Le point aveugle de la protection sociale », Informations sociales, n° 142, 2007, pp. 26-37.
Robert Lafore, « La pauvreté saisie par le droit », Revue de droit sanitaire et social, vol. 43, n° 6, 2007, pp. 979-987.
Dominique Schnapper, La démocratie providentielle. Essai sur l’égalité contemporaine, Paris, Gallimard,  2002.
Lionel Stoléru, Vaincre la pauvreté dans les pays riches, Paris, Flammarion, 1974.
Yannick Vaugrenard, Comment enrayer le cycle de la pauvreté ?, Rapport sénatorial, 2014.

Séance


Séance 4. MESURES DE LA PAUVRETÉ ET MESURES CONTRE LA PAUVRETÉ AUX ETATS-UNIS

. Les mesures américaines de la pauvreté

. La « guerre contre la pauvreté », ses effets, ses succès, ses limites

ALIAS, Vincent Donald Trump et la pauvreté
BAGATÉ, Fatou La méthode américaine de mesure de la pauvreté
BALLESTER, Nicolas-Robert Fractures sociales et fractures raciales aux États-Unis

ESSENTIEL : Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2019 (Census Bureau, 2020)


DOCUMENTS À VOIR EN PLUS
Une infographie de synthèseAlberto Alesina, Edward L. Glaeser, Fighting poverty in the US and Europe. A world of difference. Recension : ICI
Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2018 (Census Bureau, 2019)
Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2017 (Census Bureau, 2018)Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2016 (Census Bureau, 2017)Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2015 (Census Bureau, 2016)
The Poverty and Inequality Election (Dossier Stanford Center on Poverty and Inequality, 2016)Sillicon Valley, l’envers du décor (Les Echos, 5/9/16)

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRESUn débat entre Charles Murray et Timothy Smeeding (avec Isabelle Sawhill) sur inégalités sociales et mobilité sociale
Une analyse des logiques de discrimination positive et d’affirmative action
Un dossier sur l’analyse de la pauvreté et l’action associative aux Etats-Unis
Une histoire de l’action fédérale
Rapport (2014) à la Maison Blanche sur les 50 ans de guerre contre la pauvreté
Une analyse conservatrice (The Heritage Foundation) sur ces 50 ans de guerre contre la pauvreté
Une analyse mesurée de la guerre contre la pauvretéConcentration et périurbanisation de la pauvreté
La pauvreté américaine en cinq dimensions (Brookings, 2016)La pauvreté américaine à 2$ a day
Recension par C. Jencks d’un ouvrage sur la pauvreté américaine à 2$ a dayDe nouvelles politiques (Hamilton project)
Inégalités, pauvreté et mobilité sociale aux États-Unis (Trésor Éco, 2015)


INTRODUCTION AU DÉBAT SUR L’IMPÔT NÉGATIF

Un site français militant pour l’allocation universelle
Site du Basic Income Earth Network (BIEN)
Une recension (Les Échos) sur le revenu universel
Les éléments du débat (2014)
Article de synthèse (J. Damon, RDSS, 2016)


SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
– Le bureau du Census sur la pauvreté (essentiel)
– Le Pew Research Center et la pauvreté

U.S. Department of Health & Human Services et la pauvreté
– La Brookings et la pauvreté
– Le Center on Budget and Policy Priorities et la pauvreté– Un exercice “what if…” par le PRB


BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE
Maria Cancian, Sheldon Danziger (dir.), Changing Poverty, Changing Policies, New York, Russel Sage Foundation, 2009.
Élisa Chelle, Gouverner les pauvres. Politiques sociales et administration du mérite, Rennes, PUR, 2012.
Jean-Marie Chevalier, La pauvreté aux Etats-Unis, Paris, PUF, 1971.
Nicolas Herpin, « L’urban underclass chez les sociologues américains. Exclusion sociale et pauvreté », Revue française de sociologie,  vol. 34, n° 3, 1993. pp. 421-439.
Romain Huret, La fin de la pauvreté ? Les experts sociaux en guerre contre la pauvreté aux États-Unis (1945-1974), Paris, EHESS, 2008.
Romain Huret, L’Amérique pauvre, Éditions Thierry Magnier, 2010.
Sylvie Morel, Les logiques de la réciprocité. Les transformations de la relation d’assistance aux Etats-Unis et en France, Paris, PUF, 2000.
Barack Obama, De la race en Amérique, Paris, Grasset, 2008. UN DISCOURS IMPORTANT, DISPONIBLE ICI
Lionel Stoléru, Vaincre la pauvreté dans les pays riches, Paris, Flammation, 1974. UN CLASSIQUE !
Loïc Wacquant, Parias urbains. Ghettos, banlieues, État, Paris, La Découverte, 2006.
William Julius Wilson : voir toutes les oeuvres du grand sociologue américain. Quelques recensions ICI

Un numéro de la revue Informations sociales (2013) sur le social aux Etats-Unis : ICI

LES “CLASSIQUES” DU SUJET
Michael Harrington, The Other America: Poverty in the United States, New York, Macmillan, 1962
Gunnar Myrdal, Challenge to Affluence, New York, Pantheon Books, 1962.
Daniel Patrick Moynihan, The Negro Family: The Case For National Action, Office of Policy Planning and Research, US Department of Labor, 1965 ; The Moynihan Report Revisited: Lessons and Reflections after Four Decades, ANNALS, N?621 Vol. 1, 2009
Charles Murray Losing Ground: American Social Policy, 1950-1980, Basic Books, 1984

Liste des exposés

FORMULE

L’exposé fait dix minutes (à peu près exactement). Il est suivi de dix minutes (moins précisément) de discussion.

Il reprend des informations et doit aboutir à une prise de position.

Il peut s’appuyer sur une présentation Power Point, ou tout autre type d’animation.

L’ensemble des exposés sera suivi d’une discussion collective.

Chaque exposé doit s’achever par des questions posées aux autres étudiants.

Les exposés débutent à partir de la quatrième séance.

Séance 4 – MESURES DE LA PAUVRETÉ ET MESURES CONTRE LA PAUVRETÉ AUX ETATS-UNIS

Les mesures américaines de la pauvreté

La « guerre contre la pauvreté », ses effets, ses succès, ses limites

ALIAS, Vincent Donald Trump et la pauvreté
BAGATÉ, Fatou La méthode américaine de mesure de la pauvreté
BALLESTER, Nicolas-Robert Fractures sociales et fractures raciales aux États-Unis

Séance 5 – MINIMA SOCIAUX ET REVENU UNIVERSEL

Diversité des instruments de lutte contre la pauvreté

La question du revenu universel

BOURDREZ, Noémie Le RSA et les moins de 25 ans
BRADELLE, Damien A. Un revenu universel en France
BRODE-ROGER, Adeline L’unification des minima sociaux

Séance 6 – LES STRATÉGIES ET OUTILS DE L’UNION EUROPÉENNE CONTRE LA PAUVRETÉ

Mesurer la pauvreté dans l’Union

Bilan des stratégies de Lisbonne et UE 2020

CARON, Pénélope Les objectifs européens de lutte contre la pauvreté
CLAUDE, Agathe La méthode européenne de mesure de la pauvreté
FRANZI, Louise A. Les instruments européens de lutte contre la pauvreté

Séance 7 – LA PERSPECTIVE MONDIALE DES OBJECTIFS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Les approches internationales de la pauvreté

Les instruments discutés du développement et des ODD

GALMICHE, Pauline La méthode de la banque mondiale pour mesurer la pauvreté
GENUYT, Maylis L’impact de la crise du Covid sur la pauvreté dans le monde
SUBIRANAS, Juan La pauvreté à Wallis et Futuna

Séance 8 – LA « BIDONVILLISATION » DU MONDE

Extension des bidonvilles dans le monde, retour des bidonvilles en Europe

Les politiques contre la pauvreté urbaine : villes, États, organisations internationales

LÉZAT, Jean-Baptiste G. Les définitions internationales du bidonville
PEMINTEL CANO, Pablo I. La pauvreté urbaine en Bolivie
PIERRE, Jeanne Campements et bidonvilles en France

Séance 9 -L’ACTION PUBLIQUE CONTRE LA FRACTURE NUMÉRIQUE

Approches par les équipements et par les usages

Dispositifs et politiques de résorption

LEROUX, Léo Fractures numériques et fractures sociales
ROCHER, Louise L’illectronisme
RONFARD, Daphné L. Les politiques contre la fracture numérique

Séance 10 – LES SDF COMME CONCENTRÉS DES ASPECTS SOCIAUX ET SPATIAUX

Les contours d’une population et d’un problème public

Description et mesure de l’efficacité des politiques

TOCQUEVILLE—PERRIER, Robin A. Demandeurs d’asile et sans-abri
TRAN, Kévin Les politiques de logement d’abord

Séance 11 – UN OPÉRATEUR PARTICULIER : LE MONDE ASSOCIATIF

Présentation de la place des associations dans la lutte contre la pauvreté

Les liaisons entre administrations publiques et associations privées

VANDEKERCHOVE, Ninon F. Les associations comme fer de lance des
politiques sociales
YOUNÈS, Marie-Line Les associations dénaturées par les politiques
publiques

Séance 12 – ACTUALITÉS ET PERSPECTIVES DE LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

Synthèse et enseignements du cours

Sujets possibles dans les concours

.

Séance 3. LA PROTECTION SOCIALE CONTRE LA PAUVRETÉ

Benjamin Ferras : Livres et Livres Numériques (Ebook) - Bibliographie | PUF

CONTENU
– Les Etats-providence face aux pauvretés
– Principes et performances


DOCUMENTS À VOIR

Le modèle français de protection sociale (Sciences Humaines, octobre 2019)

Compte de la protection sociale 2017 (France et Europe)
L’aide sociale en France, 2017
Comptes de la protection sociale 2015 (France et Europe)
Comptes de la protection sociale 2011 (France et Europe)

Synthèse de l’ouvrage “Éthique économique et sociale” (Philippe Van Parijs, Christian Arnsperger)
État des lieux du financement de la protection sociale en France (HCFPS, octobre 2012)
Note OCDE sur l’évolution des dépenses sociales pendant la crise (janvier 2013)
La protection sociale à l’épreuve de l’exclusion
Le «paradoxe de la redistribution» (Korpi et Palme, 1998) : moins on cible, plus on redistribue


OUVRAGE CAPITAL POUR LE PROPOS, DANS LE CONTEXTE FRANÇAIS

Diane Roman, Le droit public face à la pauvreté, Paris, LGDJ, coll.« Bibliothèque de droit public », 2002. SYNTHÈSE : ICI

SITE IMPORTANT : LES TRAVAUX OCDE – ICI

SITES DE RÉFÉRENCE (EN PLUS)
– Social Protection (sur l’extension mondiale de la protection sociale)
– Site du BIT sur les statistiques de protection sociale
– Site de l’Observatoire des inégalités


DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES

Bibliographie pour approfondir

Bruno Palier, Gouverner la Sécurité sociale. Les réformes du système français de protection sociale depuis 1945, Paris, PUF, 2005.
Bertrand Fragonard, Vive la protection sociale !, Paris, Odile Jacob, 2012.
Michel Borgetto, Robert Lafore, Droit de l’aide et de l’action sociales, Dalloz (régulièrement mis à jour).
Michel Borgetto, Robert Lafore, Jean-Jacques Dupeyroux, Droit de la Sécurité sociale, Dalloz ( régulièrement mis à jour).

Séance 2. DÉFINITIONS ET ÉVOLUTIONS DE LA PAUVRETÉ EN FRANCE


https://www.puf.com/sites/default/files/styles/cover_fixed_height/public/1541472238_9782130813620_v100.jpg?itok=PH8yTmUs

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CONTENU
– Les diverses définitions et approches
– Pauvreté monétaire et pauvreté en conditions de vie
– Pauvreté relative et pauvreté absolue
– Méthodes pour évaluer les phénomènes et mutations des phénomènes évalués
– Débats techniques et controverses politiques


SUPPORT DE LA PRÉSENTATION EN COURS {APRÈS LA SÉANCE}

DOCUMENTS ET SITES À VOIR
– 
Article de synthèse sur les mesures de la pauvreté (J. Damon, 2016)

– Pour approfondir, voir le cours plus complet sur “Les mesures de la pauvreté et les mesures contre la pauvreté”

– Une synthèse sur la pauvreté en France, dans “Sciences Humaines” (avril 2019)

Télécharger (PDF, 6.93Mo)

Séance 1 – INTRODUCTION

Questions sociales et questions urbaines - Julien Damon - Quadrige Manuels  - Format Physique et Numérique | PUF

CONTENU
Théories, approches et mesures de la pauvreté
– Histoire des politiques de lutte contre la pauvret
– Quiz introductif

SUPPORT DE LA PRÉSENTATION EN COURS

LE ZOOM DE LA SÉANCE (VALABLE DEUX SEMAINES)

DOCUMENTS ET SITES À VOIR

. Tout au long du cours, voir – principalement – l’excellent site de l’Observatoire des inégalités

. Voir, naturellement, le site de l’INSEE, notamment sur les revenus et le patrimoine des ménages.

. Voir, également, les sites de l’OCDE sur le Better life index, la comparaison interactive des situations, les données sur les inégalités de revenu

. Voir, encore, pour les comparaisons européennes, les données Eurostat, autour du socle européen des droits sociaux, sur les revenus et les conditions sociales, sur la stratégie Europe 2020.

POUR APPROFONDIR

Quelques ouvrages récents très notables, avec – en lien – une recension

Anthony Atkinson, Inequality. What can be done ?, Harvard University Press, 2015.

Angus Deaton, La grande évasion. Santé, richesse et origine des inégalités, PUF, 2016.

Branko Milanovic, Global Inequality. A New Approach for the Age of Globalization, Harvard University Press, 2016.

Martin Ravallion, The Economics of Poverty. History, Measurement, and Policy, Cornell University Press, 2016.

Hans Rosling, Factfulness, Sceptre, 2018.

Liste des étudiants et des ouvrages à chroniquer.

FICHE DE LECTURE CRITIQUE

Les étudiants se voient chacun attribuer un ouvrage.

Ils doivent en produire la recension, en mettant en avant une synthèse du propos et une critique personnelle. Il s’agit de pouvoir mettre en perspective le cours à partir d’une analyse particulière.

Il est donc attendu trois choses, dans un plan en deux parties (!) :
– synthèse du contenu et du propos ;
– mise en perspective par rapport au cours, à l’actualité, à des sujets plus généraux ;
– une vision critique.

Les étudiants doivent traiter l’ouvrage en 10 000 signes (espaces compris, avec une tolérance de 15 %), avec un plan annoncé et suivi.

La recension peut être accompagnée d’annexes (graphiques, tableaux, extraits).

Ils doivent adresser le fichier Word (insistons : c’est un fichier Word et pas autre chose) au plus tard le 19 novembre à minuit.

Les remarques et corrections seront faites directement sur les fichiers, renvoyés aux élèves.

Nom Fiche de lecture
ALIAS, Vincent Philippe Van Parijs et Yannick Vanderborght, Le revenu de base inconditionnel
BAGATÉ, Fatou William Easterly, The Tyranny of Experts : Economists, Dictators, and the Forgotten Rights of the Poor
BALLESTER, Nicolas-Robert Axelle Dolino-Brodiez, Combattre la pauvreté. Vulnérabilités sociales et sanitaires de 1880 à nos jours
BOURDREZ, Noémie Axelle Dolino-Brodiez, Emmaüs et l’abbé Pierre
BRADELLE, Damien A. Axelle Dolino-Brodiez, Le Secours populaire français, 1945-2000 : du communisme à l’humanitaire
BRODE-ROGER, Adeline Philippe Estèbe,  L’égalité des territoires, une passion française
CARON, Pénélope Rosa Luxemburg, Dans l’asile de nuit
CLAUDE, Agathe Rob Reich, Just Giving. Why Philanthropy Is Failing Democracy and How It Can Do Better
FRANZI, Louise A. Guy Standing, le précariat
GALMICHE, Pauline Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo, Repenser la pauvreté
GENUYT, Maylis Alberto Alesina, Ed. Glaeser, Combattre la pauvreté aux Etats-Unis et en Europe
LEROUX, Léo Danielle Zwarthoed, Comprendre la pauvreté. John Rawls, Amartya Sen
LÉZAT, Jean-Baptiste G. Branko Minlanovic, Inégalités mondiales
PEMINTEL CANO, Pablo I. Angus Deaton, La grande évasion : Santé, richesse et origine des inégalités
PIERRE, Jeanne Acemoglu et Robinson, Prospérité, puissance et pauvreté
ROCHER, Louise Jacques Carré, la prison des pauvres
RONFARD, Daphné L. Elisa Chelle, Gouverner les pauvres
SUBIRANAS, Juan Matthew Desmond, Evicted. Poverty and Profit in the American City
TOCQUEVILLE—PERRIER, Robin A. Etienne Helmer, Richesse et pauvreté chez les philosophes de l’antiquité
TRAN, Kévin Marie-Claude Blanc-Chaléard, En finir avec les bidonvilles
VANDEKERCHOVE, Ninon F. Hernando de Soto, Le mystère du capital
YOUNÈS, Marie-Line Martin Hirsch, Cela devient cher d’être pauvre

Lancement d’une étude – Héberger c’est loger ?


Panorama de l’hébergement et des politiques d’hébergement

Sous un titre provocateur, ce projet d’étude vise à produire un panorama de la question de l’hébergement en France. Il s’agit de réaliser un tour d’horizon de l’offre d’hébergement, dans ses différentes composantes, et de la politique d’hébergement, au sein de la politique du logement.

Des asiles de nuit et des hospices du passé (« foyers pour mourir »), jusqu’aux résidences sociales actuelles, en passant par les foyers (« machines à dormir ») des Trente Glorieuses et les centres d’hébergement contemporains, l’histoire de ce secteur singulier, composé au fil des décennies, est moins connue que celle du logement, celle du logement social en particulier.

L’actualité de ce domaine, avec ses habitats, ses normes, ses opérateurs, ses financements est de première importance. Elle concerne, à différents titres, des personnes âgées dépendantes, des SDF, des étudiants, des travailleurs précaires ou encore des migrants. Elle est faite d’une diversification croissante des besoins et des réponses, des services et des financements. Elle procède d’un foisonnement d’initiatives, dans des domaines sensiblement différents, qui ne confère qu’une unité bien relative à une politique de l’hébergement.

Conjoncturellement, la crise du coronavirus aura mis en lumière certains traits et certaines difficultés de ce secteur, dans sa diversité. Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) auront été en première ligne et le modèle même de ces établissements a fait l’objet d’interrogations et controverses. Le dispositif national d’accueil (DNA) pour les demandeurs d’asile s’est trouvé sous tension. Le sujet du confinement des sans-abri, vivant à la rue ou dans des campements, a conduit, une nouvelle fois, à innover dans ce domaine. L’exiguïté de certains centres d’hébergement et de chambres d’hôtel financées par l’État pour accueillir des sans-domicile a poussé à réitérer des demandes de réformes. Les résidences sociales ont été, elles-aussi, sur le front. Les résidences universitaires ont été évoquées dans la liste des installations utilisables pour assurer un confinement convenable. C’est, de fait, tout le secteur de l’hébergement, dans ses diverses branches qui a été mobilisé. Tout particulièrement ses responsables et ses professionnels, impliqués dans la bonne gestion des sites en période très tendue et dans l’accompagnement quotidien des personnes hébergées. À cette occasion de crise, nombre de questions récurrentes sur ce secteur, ses immeubles, ses établissements, ses opérateurs, ses financements, ses formes ont été à nouveau soulevées.

Structurellement, le secteur est en réalité mal connu. Hétérogènes, l’offre et la politique d’hébergement ont leurs rationalités, à défaut peut-être de cohérence. Point commun : les personnes et ménages dans les bâtiments et services relevant de l’hébergement, que celui-ci soit individuel ou collectif, temporaire ou permanent, choisi ou subi, à titre gracieux ou onéreux, ne relèvent pas vraiment ou alors bien particulièrement du régime du logement. Les frontières ne sont pas toujours évidentes. Au carrefour du logement ordinaire et de l’hébergement, se trouve tout ce qui se baptise aujourd’hui « logement accompagné » (résidences sociales, pensions de famille, foyers de jeunes travailleurs, foyers de travailleurs migrants). Le statut d’occupation des résidants (c’est l’orthographe proposée par les spécialistes) de ces différents établissements ne relève pas d’un bail ou d’un contrat de location, mais d’un contrat de résidence

Les hébergés, la plupart dans des établissements médico-sociaux, ne sont pas propriétaires et ne sont généralement pas locataires. Cette approche, en négatif, de l’hébergement comme n’étant pas du logement, fonctionnellement ou juridiquement, devra être creusée. Ceci sera effectué en lien avec une problématique très INSEE celle des « communautés » qui donc ne sont pas dans des « logements ordinaires ». On cherchera à mesurer les recouvrements et frontières entre les deux notions de communauté et d’hébergement. La visée de cette étude consiste à clarifier et à procurer les repères, ordres de grandeur et typologies permettant de circonscrire ce secteur et de saisir ses évolutions et ses perspectives. L’ambition : fournir une vision globale et cohérente de l’hébergement. Et mesurer les coûts et efforts respectifs de la politique de l’hébergement par rapport à celle du logement, en se penchant également sur les stratégies des opérateurs (propriétaires des murs, gestionnaires des sites) et des investisseurs.

LE DÉTAIL DU PROJET

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Qui dort dehors ? {nouveau livre}

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Les SDF se trouvent à la rue, sous des tentes, dans des centres d’hébergement, au centre de multiples controverses. Mais de qui et de quoi parle-t-on exactement ? Combien sont-ils ? Quelles sont les conséquences de la crise migratoire sur le phénomène ? Que faire face aux campements dans l’espace public et aux enfants mendiants ? Que penser d’un objectif comme « zéro SDF » ? .

  • Une rétrospective. Jack London et George Orwell chez les SDF .
  • Mais de qui parle-t-on ? Une typologie .
  • Combien de SDF ? Estimations et aiguilles dans le foin .
  • Quel changement ? La « migrantisation » du sans-abrisme .
  • Quelle actualité ? Campements et bidonvilles .
  • Quelle action publique ? Le complexe bureaucratico-assistantiel .
  • Logement d’abord ? Toujours d’abord de l’hébergement .
  • Quel objectif d’action publique ? Zéro SDF ! .
  • Quelles propositions ? Deux recommandations versées au débat .
  • Mendicité des enfants, que faire ? D’abord une circulaire .
  • Pourquoi refuser d’être aidé ? Les « bonnes raisons » des SDF .
  • Une prospective. Zéro SDF : et après ?

Auteur

LÉON BOURGEOIS

Solidarité et solidarisme

Léon Bourgeois (1851-1925) a eu une vie bien remplie. Docteur en droit, avocat, préfet, député, plusieurs fois ministre (de la Justice, de l’Intérieur, de l’Instruction publique, des Affaires étrangères, du Travail et de la Prévoyance sociale), il a également eu l’occasion de devenir président du Conseil, président du Sénat, président de la Chambre des députés ou encore président de la Société des nations (ancêtre de l’ONU) naissante. Toute cette carrière a été couronnée par le prix Nobel de la paix en 1920. C’est donc peu dire que Léon Bourgeois, dignitaire du parti radical et de la franc-maçonnerie, a fait bien des choses…

Le nom de Bourgeois est indissociable de la doctrine dite du « solidarisme ». Comme « l’homme naît débiteur de l’association humaine », il est l’obligé de ses contemporains, mais aussi de ses aînés et de ses descendants. Le solidarisme naît de l’idée d’une « dette sociale » qui implique, pour tous les individus, des droits à une éducation, un socle de biens de base pour exister et des assurances contre les principaux risques de la vie. Pendant de ces droits, chacun a un « devoir social ». Principes moraux et méthodes scientifiques doivent s’accorder pour dépasser la simple charité dans une solidarité organisée collectivement. Pour traiter de la question sociale et se soucier justement des déshérités de toute nature, Bourgeois appelle, avec des succès divers, la création d’un impôt sur le revenu, un repos hebdomadaire, une organisation des retraites ouvrières, une séparation des Églises et de l’État. Constatant la proximité de sa notion de solidarité avec celle de fraternité (présente dans la devise républicaine) il souligne un « lien fraternel qui oblige tous les êtres humains les uns envers les autres », faisant à tous « un devoir d’assister ceux de nos semblables qui sont dans l’infortune ». Il en déduit la nécessité d’une intervention de l’État pour garantir, au risque parfois de dérives tutélaires, la chaîne des solidarités.

Critiquée par les marxistes, comme petite-bourgeoise (si si…), et par les libéraux, comme attentatoire aux libertés, la doctrine de Bourgeois, inscrite entre l’individualisme libéral et le socialisme révolutionnaire, va considérablement inspirer la philosophie sociale de la IIIe République. Ancêtre, en quelque sorte d’une « troisième voie », synthétisant et débordant à la fois le socialisme et le libéralisme, ce théoricien à l’œuvre et aux actes plus que notables était féru de sociologie naissante et de balisage juridique pour une protection de ce qu’il baptisait une « société de semblables ». Bourgeois est incontestablement une référence cardinale de tout débat sur les fondements et mutations de la protection sociale.

QUIZ /VOEUX 20/20

Les résultats !

VOICI DONC LES BONNES RÉPONSES

Question 1. Réponse 2. C’est Londres. Et une petite animation pour le montrer

Question 2. Réponse 2. Dépenses sociales = 15 % du PIB en 1959
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/panoramas-de-la-drees/article/la-protection-sociale-en-france-et-en-europe-en-2017-resultats-des-comptes-de

Question 3. Réponse 1. 300 000
Une prévision de la CNAF, vite démentie. Car les CAF avaient les familles dans leurs fichiers, pas les individus isolés.

Question 4. Réponse 3. 15% des gens n’ont pas utilisé Internet
https://www.insee.fr/fr/statistiques/4241397

Question 5. Réponse 2. Lagos
https://www.futuribles.com/en/article/les-megapoles-en-2100/

Question 6. Réponse 1. 270 000 centenaires dans 50 ans
https://www.insee.fr/fr/statistiques/2496218

Question 7. Réponse 3.
Pour ONU & cie, Paris, c’est l’Ile-de-France 😉

Question 8. Réponse 3. 60 % de naissances hors mariage (France, championne d’Europe)
https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/chiffres/france/naissance-fecondite/naissances-hors-mariage/

Question 9. Réponse 2. 75 % des gens ont un smartphone
https://www.credoc.fr/publications/barometre-du-numerique-2019

Question 10. Réponse 3. 1 % de la population francilienne est hébergée sur fonds de l’État
http://eclairs.fr/wp-content/uploads/2019/11/10SDF.pdf (page 32)

ÉCLAIRS et ses équipes,vous souhaitent une excellente année 2020, éclairante – naturellement – et vous proposent pour débuter l’année un petit jeu !

Téléchargez le document, renseignez-le, renvoyez-le. Soit par courrier électronique (julien.damon{at}orange.fr) ou par courrier (ECLAIRS – 33 rue Saint Ambroise – 75011 Paris)

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Auteur

MAURICE ALLAIS

Le « libéral socialisme »

D’origine modeste, major de sa promotion de l’école polytechnique, médaille d’or du CNRS et titulaire du prix Nobel d’économie, Maurice Allais (1911-2010) présente bien des titres de gloire. Disparu à l’âge de 99 ans, ce professeur d’économie qui n’avait jamais abordé sa matière quand il était lui-même étudiant, a été salué par tous les angles idéologiques ou presque. On peut y voir les gages d’un enseignant rigoureux, comme l’hommage à une pensée originale faite à la fois de socialisme et de libéralisme, de protectionnisme et d’Europe qui doit d’abord être politique. On peut donc être à la fois européen et opposé à un libre-échangisme trop peu régulé. On peut être social et libéral. L’opposition classique des deux notions semble fausse à Allais. « L’idéal socialiste, écrit-il, consiste à s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l’efficacité de la production de cette même richesse. » Libéral très hétérodoxe, il plaide pour une taxation élevée des rentes par un impôt sur le capital. Très critique à l’égard de Keynes*, il estime que les théories keynésiennes sont confuses et inconsistantes.

À rebours de la démagogie et de ce qu’il appellera « une philosophie égalitariste et nivellatrice », il plaide pour le diagnostic rigoureux et contre les interventions sociales désordonnées et trop larges. Dans cet article, daté de 1997, il veut traiter en profondeur des racines du chômage. Il en profite pour contester certaines orientations redistributives, comme l’extension des protections ou la réduction du temps de travail, alors au cœur du débat public. Thèmes classiques de ses recherches académiques et de ses diatribes, immigration, ouverture débridée des frontières et charges injustifiées sur la collectivité se trouvent dans le viseur. Les remèdes trop socialistes, du type nouvelle répartition du travail, et les remèdes trop libéraux, du type baisse des salaires, sont rejetés avec la même vigueur. Pour aboutir à des appels à la réforme en profondeur de l’État. On a là la substance de ce que à la fin de sa vie il voulait pourfendre : le « laissez-fairisme », se définissant en des termes qui pourraient paraître paradoxaux, un « libéral socialiste ».

Auteur majeur mais méconnu, comptant parmi les premiers ingénieurs économistes à tant verser dans les mathématiques, Allais s’élève contre les méfaits d’une mondialisation trop favorable aux multinationales. « Libéral socialiste », il s’inquiète des effets pervers des prestations sociales, en termes de fraude ou de désincitation au travail. Peu féru des canaux habituels de la redistribution, il plaide pour une taxe sur la propriété. Celle-ci produit une rente figée et illégitime, généralement indépendante de l’effort de travail ou en épargne. Taxer fortement les rentiers serait la voie principale d’une justice vraiment sociale.

Célèbre, parmi les experts de la matière scientifique, pour ses analyses des choix en univers incertain, il a le bonheur de voir un paradoxe porter son nom. Le « paradoxe d’Allais », résumé dans une formule « moins le risque est grand plus les spéculateurs fuient », souligne les incohérences des préférences individuelles en situation d’incertitude.

Savant méconnu mais aussi un peu savant fou, attaquent notamment frontalement les théories de Einstein en physique, Allais est parfois présenté comme un traître à la doctrine purement libérale, parfois comme un des pères fondateurs de l’économie comportementale. Difficilement classable, ce chef de file et formateur des « ingénieurs-économistes français » a probablement plus fait école dans les méthodes et attitudes que dans le fond et les propositions.

Migrants, ping-pong et vagabondage global


Les drames de l’immigration échouée sur les côtes et dans les rues européennes alimentent les deux chroniques lacrymale et sécuritaire. Un paroxysme est atteint dans certains points de fixation qui contribuent à la bidonvillisation de certaines parties de villes. Les populations s’émeuvent de la misère et s’inquiètent de sa proximité. Un mélange de témérité individuelle de migrants qui n’ont pas grand-chose à perdre et d’industrie mafieuse de traite des êtres humains nourrit des réactions vives, bien compréhensibles, de populations se retrouvant au voisinage immédiat de nouveaux campements et bidonvilles. L’aggravation de la crise migratoire – pression démographique, tensions géopolitiques internationales et incurie politique européenne obligent –conduit à penser que le phénomène n’est pas appelé à s’essouffler. Le problème des migrants et des campements n’est pas un sujet du présent, mais assurément un sujet à mieux traiter demain.

Naturellement, de multiples points de vue s’opposent, de façon très vive. Une manière de voir, cherchant à comprendre plutôt qu’à justifier ou invectiver, consiste à recourir à l’histoire et à la sociologie, dans une perspective longue. Les sciences sociales, de qualité, aident à baliser l’actualité plutôt qu’à en faire le commentaire dépité, enthousiaste ou cynique. On soutiendra ici que la compréhension de la crise actuelle doit partir d’un constat très prosaïque : le ping-pong auxquels sont contraints les autorités, à tous les niveaux. Et on soutiendra qu’il y là, au fond, un problème assez classique de l’histoire du vagabondage. Certes les termes ne sont pas forcément bien adaptés. Le recours, imagé, au jeu de ping-pong peut sembler plus ironique que descriptif. Il est pourtant souvent employé et on le conservera car il désigne indubitablement une réalité. Plus au fond, les contenus juridiques de ce qu’étaient les vagabonds et de ce que sont les migrants, réfugiés, sans papiers ou encore demandeurs d’asile ne sont pas les mêmes. On trouve, parmi ces catégories, des nationaux, des européens, des illégaux. Ils sont tous, de facto, deux points communs : l’indigence et l’errance. Dit de manière plus simple, ceux que l’actualité désigne comme migrants sont des vagabonds, les vagabonds de l’ère de la mondialisation.

Vagabondage et mendicité font, au moins en Europe, l’objet d’interventions publiques depuis très longtemps. A partir du milieu du XIVème siècle, le contrôle de la population errante devient la grande affaire d’ordre des Etats monarchiques. Avec le contrôle de ceux qui échappent aux communautés et aux solidarités locales, l’Etat expérimente incriminations, châtiments et tentatives de réhabilitation, s’affirmant de la sorte contre les pouvoirs locaux. Depuis lors, les possibilités de communication et les vitesses de déplacement ont considérablement augmenté. C’est maintenant à l’échelle européenne que le problème se pose. Pour étayer un tel argument, on s’inspirera de la manière dont le sociologue néerlandais Abram de Swaan, dans la suite des travaux fondateurs de Nobert Elias, analyse l’évolution de la prise en charge des vagabonds et des mendiants, parallèlement à la montée en puissance des Etats centraux.

Du ping-pong local au ping-pong national

D’abord, comment caractériser la gestion collective des migrants, réfugiés, sans-papiers, demandeurs d’asile (on ne sait trop quel terme privilégier) ? La métaphore du ping-pong, qui peut se discuter, est souvent employée. On parle aussi parfois de pousse-pousse, d’un campement dont on fait décamper les habitants à un autre campement où ces habitants viennent s’implanter. Ping-pong, pousse-pousse, l’idée est la même. Théoriquement, le sujet relève de la théorie des jeux et de la faible capacité, sans incitations, à coopérer. Prosaïquement, on ne règle pas, mais on déplace. D’un site à l’autre on repousse, d’une ville à l’autre on transporte, d’un pays à l’autre on renvoie les personnes et les responsabilités. Ce ping-pong, qui se joue d’un bidonville évacué à un nouveau campement établi, de pays aisés mais inquiets à des pays en guerre et détruits, mais aussi entre villes et pays plutôt bien lotis, n’est pas chose neuve. Il s’agit de la version contemporaine et internationalisée du problème pluriséculaire du vagabondage et de la mendicité.

Au Moyen-Age, en Europe, il s’agissait de savoir pour une paroisse, une petite communauté, si elle allait accueillir ou repousser des indigents qui n’y étaient pas établis. Le problème soulevé par l’accueil de pauvres venus d’ailleurs s’est avéré non pas un sujet de moyens et de finalités mais un problème de coopération. Un dilemme classique de l’action collective. Si la paroisse se fait accueillante, que vont faire les autres ? Toutes pourraient profiter de l’occasion pour se débarrasser de leurs pauvres. Les communautés n’avaient, en effet, que deux possibilités : accueillir les pauvres qui se présentaient à leurs portes ou les renvoyer. Si une communauté, pour des raisons religieuses ou politiques, décidait d’accueillir, elle n’avait aucun moyen de savoir si les autres collectivités allaient faire de même ou si, au contraire, elles n’allaient pas profiter de cette offre d’accueil pour se décharger de leurs propres pauvres et renvoyer tous les errants. L’équilibre et la coordination du système de secours aux indigents et/ou de coercition des vagabonds, organisé au niveau local, étaient recherchés au niveau régional. Mais rien ne pouvait contraindre une autorité locale à agir dans un sens ou un autre.

D’où la nécessité de faire émerger des autorités régionales en charge du traitement, surtout répressif, du vagabondage, en obligeant les communautés locales à la coopération. Les moyens de communication et de déplacement se développant, ces autorités régionales ont connu le même dilemme, à une échelle donc plus large. Il a fallu que s’affirment les Etats nation afin de tenter de réduire le jeu coopératif instable des régions. Avec le développement des villes et de leurs interdépendances, l’Etat, partout en Europe, est ainsi intervenu pour qu’un équilibre régional des secours s’ajoute aux systèmes charitables locaux devenus insuffisants. La première tentative d’un équilibre territorial plus large fut, en Angleterre, le système des « Poor Laws » et, en France, le « grand renfermement » du XVIIème siècle. Les « lois sur les indigents » constituent un ensemble de textes, dont les plus importants datent du XVIIème siècles, visant à contrôler et fixer les vagabonds et autres indigents dans les paroisses anglaises. Sur certains sites, certaines catégories de pauvres pouvaient se voir allouer une allocation de subsistance. La plupart du temps, il s’agissait de chercher à les faire travailler au sein de « workhouses », des hospices à très stricte discipline. En France, l’initiative de Louis XIV, rapportée de façon discutable par Michel Foucault sous ce nom de « grand renfermement », crée l’hôpital général, à Paris d’abord, dans les provinces ensuite. Des bâtiments, les hôpitaux généraux, étaient édifiés ou transformés pour y enfermer les pauvres afin de mettre fin au vagabondage. Au même moment naissait l’idée des ateliers de charité. Les pauvres n’étaient plus simplement enfermés pour être entretenus ou punis. Ils se voyaient proposer une tâche qui devait les convertir, les punir, les guérir ou les rééduquer. Le principe était d’employer les pauvres valides dans un système de secours autofinancé. Cette idée de créer une certaine autarcie de l’assistance donna l’illusion d’une issue au dilemme entre accueil et renvoi qui accablait le système de collectivités autonomes. Mais les ateliers, comme d’ailleurs les workhouses au Royaume-Uni, avaient peine à s’autofinancer et ils étaient critiqués par les entreprises voisines qui y voyaient une concurrence déloyale. Le pouvoir central joua alors un rôle décisif en soutenant les villes et en apportant financements et/ou commandes à des atelier ou à des hôpitaux. Par la suite les vagabonds et autres indigents sans résidence stable ont glissé du droit pénal au droit social. Les « poor laws » ont été abrogées et les hôpitaux généraux ont changé de destination. Mais l’intervention de l’Etat, ne visant plus seulement la lutte contre la criminalité mais aussi la lutte contre la pauvreté, a continué son affirmation. La participation de l’Etat dans la lutte contre le vagabondage et dans l’aide aux pauvres n’a ainsi cessé de croître. L’autonomie communale s’est effacée devant l’émergence d’un Etat central de plus en plus puissant pour gouverner les communautés de son territoire.

L’histoire de la prise en charge du vagabondage éclaire les phénomènes actuels. La leçon de cette rapide reprise, c’est que des communautés autonomes se révèlent incapables d’action collective pour gérer le vagabondage sans autorité centrale régulatrice. Les interventions de l’Etat ont pour objet, dans ce cadre, d’organiser la surveillance des déplacements et la coopération entre les villes. Mais ces interventions sont dépassées dans un cadre international plus ouvert.

Du ping-pong national au ping-pong global

Passée du local paroissial au national étatique, la gestion de la question des vagabonds, rebaptisés sans-abri, a muté avec l’ouverture et l’élargissement progressifs des frontières européennes. Désormais les sans-abri peuvent, plus ou moins aisément, aller d’un pays à l’autre, en fonction de préférences personnelles, du niveau d’offre collective d’un territoire, de l’accent mis sur la répression ou l’accueil par les municipalités.

Depuis quelques décennies, alors d’ailleurs que les délits de vagabondage et de mendicité ont quitté les différents codes pénaux européens, le problème du traitement du vagabondage s’est ainsi  étendu à une échelle plus large. Du local, puis au régional et au national, le sujet s’aborde aujourd’hui pleinement à l’échelle globale. La crise paraît aujourd’hui intense, au regard des évènements de ces mois récents et de la fixation de l’intérêt sur les cas de Calais et de Dunkerque, mais le sujet était déjà présent en ces termes globaux, avec les Maliens (on parlait alors des « Maliens de Vincennes ») qui campaient au début des années 1990 dans Paris et sa périphérie. Si l’épisode a été un peu oublié, il faut simplement rappeler qu’aux files d’attente des distributions de repas, réapparues dans les rues françaises dans les années 1980, parler français était alors suffisant. Dans les années 1990, dans les suites de l’éclatement du bloc soviétique et de la crise yougoslave, il a fallu s’habituer à tenter de parler d’autres langues, celles des pays de l’Est. Depuis les années 2000, et avec accroissement du phénomène par les crises afghane, libyenne, syrienne, irakienne, érythréenne, s’est ajoutée la nécessité de parler des langues extra-européennes. Cette extension du périmètre de la problématique classique du vagabondage illustre aussi ce qu’est la mondialisation. Mais ce n’est pas la mondialisation des capitaux et des cadres supérieurs. C’est une mondialisation par le bas. Et les nations sont engagées dans un jeu de ping-pong entre Mayotte et les Comores, entre les Etats membres de l’Union européenne et ceux qui se trouvent de l’autre côté de la Méditerranée ou à l’Est de leurs frontières, entre la France et certains Etats-membres en ce qui concerne une partie des habitants des bidonvilles qui sont des ressortissants européens. Dans tous les cas, il y a ping-pong, avec des prestations sociales et/ou sécuritaires, pour repousser et renvoyer. Le jeu se déroule à partir du barème des prestations sociales comme à partir du droit de résidence. Du local on est ainsi pleinement passé au global, au moins, incontestablement, à l’européen. En témoignent d’ailleurs les propositions et hésitations de l’Union, en conflit parfois ouvert avec certains Etats membres, au sujet, en quelque sorte, du partage du fardeau.

Aujourd’hui, dans une Union européenne aux frontières globalement ouvertes, la nouvelle échelle de la gestion de la question des sans-abri et autres migrants sans ressource est communautaire. Ce sont maintenant, à certains égards, plus les villes et l’Union que les régions et les Etats qui peuvent valablement agir.

L’alternative, dans un espace Schengen encore ouvert est simple. Il faut fermer les frontières pour tenter de traiter nationalement le vagabondage. Ou bien, constatant en l’espèce l’épuisement et le dépassement de l’Etat nation, il faut totalement européaniser le traitement, sécuritaire et social, de la question. Tout le reste relève du concert de pipeau.

Abram de Swaan, Sous l’aile protectrice de l’Etat, PUF, 1995, (1ère éd. 1988).

Abram de Swaan, Social Policy beyond Borders. The social question in transnational perspective, Amsterdam University Press, 2002

Le laisser-pisser parisien : retour sur les « uritrottoirs »?


Les uritrottoirs, ces quelques pissotières à vocation écologique installées cet été à Paris, ont occupé une bonne place au palmarès des farces estivales. La polémique enclenchée, les quolibets suscités et les équipements dégradés n’arrangent rien aux affaires d’une municipalité empêtrée dans les échecs des Vélib’ et Autolib’. Le caractère ridicule d’un équipement réservé à des messieurs pouvant se soulager en public ne semble même pas surprendre une mairie pourtant prompte à donner des leçons de genre. L’argument écologique a été avancé : il s’agit d’innovations permettant la récupération des urines et leur transformation en fertilisants. On ne le comprend pas bien. Car plutôt que de nouvelles pissotières spécifiques et symboliques, il faudrait plutôt organiser une récupération généralisée. La maire de Paris rejoindrait, dans l’histoire de l’humanité, l’empereur romain Vespasien. Celui-ci, dont le nom est passé à la postérité avec les vespasiennes, avait établi une taxe pour les personnes urinant dans des lieux publics dédiés, leur production étant recyclée pour les teinturiers.

Le sujet prête d’abord les goguenards à glousser. Il n’en reste pas moins extrêmement sérieux. Les toilettes publiques méritent un effort d’attention. Endroits particuliers, plus ou moins familiers, au cœur de la ville, des restaurants, des gares, des écoles ou des universités, tous ces WC, loin d’être tous aisément accessibles et gratuits, sont des toilettes publiques. Public et toilette sont d’ailleurs des mots, comme le diraient les Beatles, qui ne vont pas forcément bien ensemble. Utiliser les commodités publiques engage des comportements particulièrement privés. Il en va des plus stricts secrets personnels, comme de règles collectives de civilité et de propreté.

Les évolutions des WC, toilettes publiques, sanisettes, et autres latrines ne constituent en rien un problème annexe ou marginal. Au contraire –il s’agit d’un thème important de la vie quotidienne, différenciant clairement les hommes des femmes, les jeunes des vieux, les riches des pauvres, ceux qui ont un logement de ceux qui n’en disposent pas. Concrètement, il s’agit bien d’un problème crucial pour les corps humains dans les environnements urbains contemporains.

Or ces toilettes publiques manquent dans les grandes villes françaises. Certaines d’entre elles, dont Paris, investissent dans des solutions qui peuvent s’avérer coûteuses et qui ont toujours du mal à s’insérer dans le paysage urbain. Mais les besoins – si l’on peut se permettre l’expression – demeurent criants. Avec des populations à la fois plus mobiles, plus diverses et vieillissantes, chacun peut se sentir concerné et tout le monde a déjà pu faire des expériences, plus ou moins heureuses. Il en va de sans-abri condamnés à l’indignité, jusqu’aux touristes interloqués par la malpropreté française, en passant par n’importe qui surpris par la nécessité.

Jusqu’au début du 18ème siècle, nous disent les quelques historiens qui ont bien voulu se pencher sur le dossier, la présence et le côtoiement de l’ordure et des mictions auraient modérément rebuté les paysans des campagnes comme les habitants des villes. Puis les seuils de tolérance, notamment olfactifs, à l’égard de la proximité des selles et déchets se seraient progressivement abaissés. Avec le développement parallèle de l’urbanisation et de l’hygiénisme, les municipalités vont prendre des initiatives pour l’implantation d’installations spécifiques. Naissent alors les premiers mobiliers urbains dévolus aux besoins humains les plus basiques. Les ancêtres des sanisettes modernes, baptisés alors « cases d’aisance » ou « chalets de nécessité », sont réservés aux hommes. Ces équipements resteront longtemps exclusivement masculins. Ils ne se féminiseront qu’au début des années 1980 avec ce que les observateurs avisés ont appelé les sanisettes Decaux.

Entre les deux guerres, Paris comptait plusieurs centaines de vespasiennes. Celles-ci ont connu une forte érosion de leur fréquentation et de leur réputation, à mesure que les logements devenaient mieux équipés en sanitaires. Décriés, depuis l’origine, comme nids de maladies, lieux de trafics, sites de rencontres et de relations réprouvées, ces équipements ont sombré dans la réprobation, à mesure du déclin de leur usage collectif. La raréfaction des toilettes publiques est même devenue, à certains égards, une politique publique. Dans certaines villes, le rasage des toilettes publiques a été une technique explicite visant à repousser les indésirables.

La disparition des toilettes ou la tarification même minime de leur accès ont le même type d’effets. Ceux à qui on souhaitait en interdire l’accès ne s’y rendent plus, mais ils deviennent plus visibles encore en étant obligés de se soulager directement dans l’espace public, devant tout le monde. Par ailleurs tous les passants qui n’ont pas de monnaie ou qui ne trouvent pas de sanisettes sont conduits à des précautions et à des retenues désagréables, ou bien, en dernière extrémité, à devoir trouver des solutions, dans des endroits qui ne sont pas prévus pour cela… Le dilemme se pose de manière évidemment disproportionnée pour les personnes dépourvues d’espaces et de toilettes privés. Les SDF, sans domicile ni offices privatifs, sont en permanence confrontés aux contraintes de la nécessité.

À Paris, la question des toilettes publiques a fait l’objet de nombreuses discussions au Conseil de Paris, à la passation de contrats, de marchés, de conventions de délégation de service public. Elle fait couler un peu d’encre. Mais elle ne fait pas encore véritablement l’objet d’une politique ambitieuse, de développement, d’adaptation aux transformations d’une vie parisienne plus mobile.

Soulignons tout de même que Paris a délivré, en quelque sorte, son laisser pisser au milieu des années 2000 en rendant gratuit l’accès aux toilettes publiques gérées par ou pour la municipalité. Du côté répressif elle a engagé plus récemment un plan dit anti-pipi. Une brigade contre les incivilités, montée en 2018, verbalise afin de tenter d’éradiquer, à coup d’amendes à 68 euros, les « épanchements d’urine sauvages ». Mais le Parisien reste sale et l’offre insuffisante. La ville dispose tout de même de plus de 400 édicules, dont 150 ouverts 24 heures sur 24.

Dans bien des lieux publics (gares notamment) la tarification est cependant encore de rigueur. Recourir aux bars, restaurants, hôtels, requiert des moyens ou, à défaut, de l’aplomb afin d’apaiser les envies les plus naturelles. Une voie originale pour développer le nombre de toilettes ouvertes au public consisterait à soutenir, avec des subventions bien dirigées, les bistrots classiques comme les chaines internationales. Aujourd’hui, aucune obligation ne pèse sur eux et ils peuvent légitimement refuser l’accès aux non-clients. En leur déléguant une forme de service public des servitudes d’aisance, en contrepartie d’un financement incitatif, Paris innoverait vraiment. La ville Lumière pourrait faire coup-double : d’une part, humaniser les espaces publics urbains ; d’autre part, contribuer à la sauvegarde de ces institutions que sont les bars, bistrots et brasseries. Pratiquement, la chose n’est pas forcément aisée. La réticence des gestionnaires doit pouvoir se compenser à travers une subvention substantielle. Celle-ci devrait être assortie de garanties quant à la propreté, la sécurité et la gratuité des toilettes. Doux rêve ou doux délire ? Il existe déjà une prime pour les bureaux de tabac qui remplissent des missions de service public de proximité (délivrance de timbres postaux, timbres amendes colis, presse, commerce alimentaire, etc.). Cette prime, pondérée en fonction du chiffre d’affaire et de la taille des communes, pourrait tout à fait se revoir afin de s’adapter au sujet des toilettes publiques.

Certains établissements ont pris les devants. La chaîne Starbucks, après un scandale retentissant aux États-Unis, à Philadelphie, a pris la décision de laisser ses toilettes empruntées par toute personne, cliente ou non, qui le souhaiterait.

Bien entendu, une généralisation n’a rien d’évident. L’essentiel serait certainement d’ouvrir bien davantage de toilettes au public dans les lieux ouverts au public, principalement les espaces de transport. Les gares et stations de métro devraient proposer des toilettes accessibles à toutes les personnes qui les fréquentent. Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a proposé en septembre de au moins doubler les toilettes dans le métro. Le verbe est volontaire, mais comme il y a très peu de toilettes aujourd’hui dans le métro, les doubler ne changerait pas grand-chose. Il faut un modèle économique permettant d’assurer la gratuité, la propreté et la sécurité (un modèle GPS donc) de sites ouverts à tous dans ces espaces de circulation où des commodités de base sont de plus en plus nécessaires.   

Si Paris a la capacité d’agir volontairement du côté de l’offre, la ville pourrait également agir plus fermement sur la demande… La ville devrait ainsi faire également preuve de davantage de fermeté contre les incivilités et les souillures. D’abord, en doublant le montant du PV lorsque le contrevenant s’épanche à proximité ou parfois même sur une sanisette. Ensuite, en s’attaquant résolument aux divers campements qui, par endroits, transforment Paris en dépotoirs et urinoirs à ciel ouvert. Un équilibre d’offre de services originaux et de tolérance zéro ferait vivre une politique publique efficace au service de la salubrité, de la dignité et de l’attractivité.

L’épisode des uritrottoirs aura eu l’avantage de rappeler que, à Paris notamment, les toilettes sont capitales. Il reste simplement à comprendre pourquoi les uritrottoirs parisiens se sont avérés si urticants alors que dans leur ville d’origine, Nantes, ils semblent mieux acceptés. Ils soulèvent en tout cas partout les mêmes problématiques.

Qui veut souffler les trente bougies du RMI ?


Le revenu minimum d’insertion (RMI) a fêté, ce 1er décembre, son trentième anniversaire. Il avait franchi ses vingt ans en devenant, le 1er décembre 2008, le revenu de solidarité active (RSA). Pour ses quinze ans, en décembre 2003, il avait été décentralisé et confié, en partie, aux départements. En trente ans, la prestation, plusieurs fois retouchée, a beaucoup déçu.

La désillusion, qui affecte certainement plus les gestionnaires que les allocataires, procède d’un constat très simple : l’allocation, régulièrement reformatée, n’a jamais réussi à atteindre son objectif d’éradication de l’extrême indigence. Renommée et reconfigurée, étendue ou restreinte selon les époques, elle a accompagné bien des évolutions de la société française.

L’histoire de la prestation trentenaire est ponctuée de controverses qui sont toujours d’actualité. Il en va de savoir qui doit la gérer : l’État, les caisses de sécurité sociale, les collectivités territoriales ? Mais ce sujet de gouvernance, qui intéresse aujourd’hui des départements financièrement exsangues, n’est, au fond, pas de première importance. Il en va, également, de questions d’emploi, avec la problématique éternelle des effets désincitatifs à l’emploi des prestations d’aide sociale. Il en va, encore, de thèmes aussi techniques que philosophiques comme celui de la ressource à affecter à un tel budget. Il en va, enfin, du montant de la prestation. Son pouvoir d’achat, dans sa formule basique, a relativement décroché par rapport au SMIC. Mais pour en avoir une appréciation exacte, il faudrait resituer son évolution dans celle, plus générale, du système de redistribution qui, sur trente ans, a beaucoup changé.

Il est en tout cas certain que le RMI/RSA a parfaitement changé la vie des plus pauvres, en tout cas de ceux qui peuvent prétendre à ce revenu. La création du RMI est une date majeure dans la lutte contre la pauvreté. Il y a, incontestablement, un avant et un après en ce qui concerne la situation objective, sur le plan monétaire, des moins favorisés.

Voté à la quasi-unanimité à l’Assemblée nationale, le projet avait fait l’objet d’un beau discours par le Premier ministre. Évoquant un « nouvel espoir », Michel Rocard soulignait une innovation de portée considérable, comparable à la généralisation de la sécurité sociale. À une période de préoccupations et d’innovations tous azimut autour de ce que l’on baptisait « nouvelle pauvreté », Coluche avait créé les Restos du Cœur et les gouvernements cherchaient à agir. Gauche et droite s’accordaient sur la nécessité d’expérimenter et d’investir contre la précarité. Ainsi la création du RMI a-t-elle reposé sur une très large approbation politique. La dispute a cependant très rapidement repris, dès 1988, quand il s’est agi de financement. En effet, alors que le précédent Premier ministre Jacques Chirac avait fait voter, en 1986, l’abrogation de l’impôt sur les grandes fortunes (IGF), les socialistes, revenus aux affaires, le rétablissent sous le nom d’ISF (impôt de solidarité sur la fortune). L’introduction du mot « solidarité » dans le nom n’est pas anodin. Car cet ISF a pour fonction alors, entre autres, de financer ce nouveau RMI. La prestation faisait bien l’objet d’un assentiment et même d’une sorte de belle harmonie politique. Mais la contribution qui la permettait ouvrait sur des luttes partisanes anciennes, appelées à s’approfondir ensuite, et à rebondir aujourd’hui alors que la liaison entre RMI et ISF (devenu impôt sur la fortune immobilière – IFI) est formellement coupée.

Le RMI, avec sa visée de respect de la dignité humaine et sa place d’étage de base de la protection sociale, compte assurément parmi les rares réformes d’envergure du modèle social. Dès son discours à la tribune de l’Assemblée, Michel Rocard déclarait vouloir faire attention à ne pas « créer des abonnés de l’assistance ». Aujourd’hui, la critique est féroce. Le RSA symboliserait les dérives de l’assistanat. C’est en tout cas ce que répète à l’envi Laurent Wauquiez. Celui qui fut, en 2005, dans une commission présidée par Martin Hirsch, l’un des artisans du RSA, incarne cette condamnation. Avec des arguments parfois pernicieux, d’autres parfaitement audibles.

Le grand fond de l’affaire est que le RMI/RSA n’a pas permis ce qu’il promettait : l’extinction de la grande pauvreté et de la mendicité. Il faut se souvenir que l’un des objectifs assignés, en 1988, à cette innovation consistait à « obvier à la mendicité ». Le législateur avec cette expression reprenait, dans les rapports préalables à la loi, une formule issue de la période révolutionnaire. Le RMI reposait également sur des expérimentations menées avec ATD Quart-Monde qui avaient permis aux bénéficiaires, selon le titre d’un rapport, « Un an sans retourner chiner », c’est-à-dire sans fouiller dans les poubelles. Il suffit de constater l’état des rues et les tensions sur les budgets des ménages plus précaires pour considérer que l’objectif révolutionnaire d’en finir avec la manche et les activités dégradantes n’a pas été atteint. Ce qui attriste forcément.

La trajectoire du RMI, sur ces trois décennies, se jalonne de moments d’exaltation et de révision. Alors que l’une des perspectives contemporaines, annoncée pour 2020, porte sur la création d’un « revenu universel d’activité », on oublie rapidement que le RMI avait été revu en ce sens au début des années 2000. Était ainsi né, au moment où on décentralisait le dispositif originel, le « revenu minimum d’activité » (RMA), aujourd’hui totalement oublié. Complétant le RMI, sans le remplacer, ce RMA a rapidement échoué. Extrêmement sophistiqué, ce RMA n’a concerné qu’un nombre très restreint d’allocataires. À peu près autant que le nombre total des parlementaires, qui se sont longuement écharpés à son sujet.

A chaque fois présentées comme des réformes majeures, les transformations du RMI bousculent des principes et des institutions. Si le RMI avait fait dans son principe consensus, il n’en a pas été de même pour le RMA et pour le RSA. Dans les deux cas des oppositions se sont exprimées de manière passionnée.

Toutes les argumentations techniques ou polémiques relèvent d’une même problématique, celle des liens entre activités et garantie de ressources. Dès sa conception ont été adjoints au RMI des dispositifs cherchant à inciter au mieux les allocataires à se replacer ou se placer pour la première fois sur le marché de l’emploi.  De fait, le souci de lien avec l’activité, d’« activation » dit-on, a toujours été présent.

Ces prestations ont été élaborées avec un double souci : garantir un revenu minimum, inciter à la reprise d’activité. Or les deux objectifs entrent nécessairement en contradiction, sur le papier comme dans la réalité. D’où des projets alternatifs, à faisabilité discutable, comme le revenu universel (sans être « d’activité ») ou l’impôt négatif. L’ensemble alimente l’usine à gaz socio-fiscale et douche d’une redoutable complexité tous les enthousiasmes réformateurs.

Reste les principaux concernés. Au moment de souffler les trente bougies du RMI, les allocataires continuellement dans le dispositif depuis l’origine se comptent sur les doigts de deux ou trois mains (on en recense une quinzaine). Le stock trentenaire, si on peut dire, est très réduit. Mais le flux, sur la période, aura été considérable. Plus d’une personne sur dix vit actuellement ou a vécu un moment de sa vie dans un foyer dont l’un des membres touche ou touchait ce revenu minimum. Ce qui, en 1988, ne devait toucher, selon les prévisions de l’époque, que quelques centaines de milliers d’individus au maximum, aura concerné plus de 10 % de la population française. Ce qui s’élaborait pour une population marginale est devenu un sujet central. Bon anniversaire ?

Séance 12 : La bonne approche de la fracture numérique dans l’Union européenne

PRÉSENTATION DES TRAVAUX COLLECTIFS

FORMULE DE LA SÉANCE

L’exposé collectif fait vingt minutes (à peu près exactement). Il est suivi de dix minutes (moins précisément) de discussion.

Il reprend des informations et doit aboutir à une prise de position et, plus précisément encore, à une proposition pour le suivi du phénomène à l’échelle européenne.

Il peut s’appuyer sur une présentation Power Point, ou tout autre type d’animation.

Les présentations seront suivies d’une discussion collective pour aboutir à une réponse collective à la question posée.

LISTE DES EXPOSÉ

Il faut un tableau de bord par pays : quels indicateurs ?

Dina Sebti

Marie Boully

Paul Vermersch

Il faut un indicateur pleinement européen : lequel ?

Rosa Pelissolo

Pierre Sailler

Quelques références (pour préparer les travaux) :

https://www.oecd-ilibrary.org/sites/9ae7e081-fr/index.html?itemId=/content/component/9ae7e081-fr

http://www.oecd.org/fr/presse/sommet-sur-la-transformation-numerique-l-ocde-appelle-a-plus-d-efforts-pour-reduire-les-fractures-numeriques-developper-les-competences-et-elargir-l-acces-aux-donnees.htm

http://www.pourlasolidarite.eu/sites/default/files/publications/files/18.as_fracturenumerique.pdf


Le DESI

Séance 11 : La bonne approche de la richesse dans l’Union européenne

PRÉSENTATION DES TRAVAUX COLLECTIFS

FORMULE DE LA SÉANCE

L’exposé collectif fait vingt minutes (à peu près exactement). Il est suivi de dix minutes (moins précisément) de discussion.

Il reprend des informations et doit aboutir à une prise de position et, plus précisément encore, à une proposition pour le suivi du phénomène à l’échelle européenne.

Il peut s’appuyer sur une présentation Power Point, ou tout autre type d’animation.

Les présentations seront suivies d’une discussion collective pour aboutir à une réponse collective à la question posée.

LISTE DES EXPOSÉS

Il faut un tableau de bord par pays : quels indicateurs ?

Heloïse Guillet

Audrey Himantono

Guilhem Mignon

Il faut un indicateur pleinement européen : lequel ?

Kenny Kipre

Simeon Lary

Séance 10 : La bonne approche des classes moyennes dans l’Union européenne

PRÉSENTATION DES TRAVAUX COLLECTIFS

FORMULE DE LA SÉANCE

L’exposé collectif fait vingt minutes (à peu près exactement). Il est suivi de dix minutes (moins précisément) de discussion.

Il reprend des informations et doit aboutir à une prise de position et, plus précisément encore, à une proposition pour le suivi du phénomène à l’échelle européenne.

Il peut s’appuyer sur une présentation Power Point, ou tout autre type d’animation.

Les présentations seront suivies d’une discussion collective pour aboutir à une réponse collective à la question posée.

LISTE DES EXPOSÉS

Il faut un tableau de bord par pays : quels indicateurs ?

Il faut un tableau de bord par pays : quels indicateurs ?

Baudouin Ducoux

Sarah Galeran

Minna Luu

Il faut un indicateur pleinement européen : lequel ?

Flore Gombouka

Ida-Rosalie Gomis

Anaïs Papegay

Allez…. Quelques pistes….

Vous pouvez trouver quelques informations et idées ici :

http://eclairs.fr/9-les-classes-moyennes-celebrees-ou-sacrifiees/

Tiens, et puis ça :

https://www.alternatives-economiques.fr/classe-moyenne-tres-vulnerable-europe/00012707, sur cette source : https://www.ilo.org/paris/actualites/WCMS_538237/lang–fr/index.htm,

Et, surtout, ça (même si ça date) :

https://www.credoc.fr/download/pdf/Rech/C282.pdf

Et encore cela : http://ses.ens-lyon.fr/articles/les-classes-sociales-en-europe-entretien-avec-cedric-hugree

Et ça : https://www.eurofound.europa.eu/de/publications/blog/europes-shrinking-middle-class

Et encore – perspective intéressante (!) – ici : https://www.brookings.edu/blog/future-development/2018/03/22/is-there-a-middle-class-crisis-in-europe/ à voir aussi ici https://www.nytimes.com/2019/02/14/business/spain-europe-middle-class.html

Ceci, c’est pas mal : https://www.pewresearch.org/fact-tank/2017/04/24/7-key-findings-on-the-state-of-the-middle-class-in-western-europe/

Regardez les statistiques de l’OCDE….. Avec un rapport à voir absolument, même s’il sort la veille de l’exposé…. http://www.oecd.org/publications/under-pressure-the-squeezed-middle-class-689afed1-en.htm

Séance 9 : La bonne approche de la pauvreté dans l’Union européenne

PRÉSENTATION DES TRAVAUX COLLECTIFS

FORMULE DE LA SÉANCE

L’exposé collectif fait vingt minutes (à peu près exactement). Il est suivi de dix minutes (moins précisément) de discussion.

Il reprend des informations et doit aboutir à une prise de position et, plus précisément encore, à une proposition pour le suivi du phénomène à l’échelle européenne.

Il peut s’appuyer sur une présentation Power Point, ou tout autre type d’animation.

Les présentations seront suivies d’une discussion collective pour aboutir à une réponse collective à la question posée.

LISTE DES EXPOSÉS

Il faut un tableau de bord par pays : quels indicateurs ?

Manija Asas

Nina Ayrault

Ilyas Ben Abdallah

Il faut un indicateur pleinement européen : lequel ?

Maeva Bennes

Marion Bichet

Gustaf Dillner