Séance 8 : Quelle est la mesure la plus pertinente de la fracture numérique ?

LISTES DES EXPOSÉS ET DISCUSSIONS

FORMULE DE LA SÉANCE

L’exposé fait dix minutes (à peu près exactement). Il est suivi de dix minutes (moins précisément) de discussion.

Il reprend des informations et doit aboutir à une prise de position.

Il peut s’appuyer sur une présentation Power Point, ou tout autre type d’animation.

L’ensemble des exposés sera suivi d’une discussion collective pour aboutir à une réponse collective à la question posée.

LISTE DES EXPOSÉS

Les pauvres sont-ils davantage concernés par la fracture numérique ?

Baudouin Ducoux

Les ruraux sont-ils davantage concernés par la fracture numérique ?

Marion Bichet

Les personnes âgées sont-elles davantage concernées par la fracture numérique ?

Manija Asas

Contre la fracture numérique : faut-il équiper ou éduquer ?

Nina Ayrault

Quelles sont les initiatives des entreprises contre la fracture numérique ?

Ilyas Ben Abdallah

Internet : un outil de développement ?

Maeva Bennes

Séance 7 : Quelle est la mesure la plus pertinente de la richesse ?

LISTES DES EXPOSÉS ET DISCUSSIONS

FORMULE DE LA SÉANCE

L’exposé fait dix minutes (à peu près exactement). Il est suivi de dix minutes (moins précisément) de discussion.

Il reprend des informations et doit aboutir à une prise de position.

Il peut s’appuyer sur une présentation Power Point, ou tout autre type d’animation.

L’ensemble des exposés sera suivi d’une discussion collective pour aboutir à une réponse collective à la question posée.

LISTE DES EXPOSÉS

L’impôt sur la fortune mesure-t-il la richesse ?

Simeon Lary

Qui est l’homme/la femme le/la plus riche du monde ?

Kenny Kipre

Quel est le pays le plus riche du monde ?

Heloïse Guillet

Existe-t-il une définition de la richesse absolue ?

Flore Gombouka

Les 1 % sont-ils les riches ?

Sarah Galeran

Qu’est-ce que la richesse en Suède ?

Gustaf Dillner

Séance 6 : Quelle est la définition la plus pertinente des classes moyennes ?

LISTES DES EXPOSÉS ET DISCUSSIONS

FORMULE DE LA SÉANCE

L’exposé fait dix minutes (à peu près exactement). Il est suivi de dix minutes (moins précisément) de discussion.

Il reprend des informations et doit aboutir à une prise de position.

Il peut s’appuyer sur une présentation Power Point, ou tout autre type d’animation.

L’ensemble des exposés sera suivi d’une discussion collective pour aboutir à une réponse collective à la question posée.

LISTE DES EXPOSÉS


Les catégories professionnelles intermédiaires

Anaïs Papegay

Les bornes des classes moyennes à l’échelle mondiale

Guilhem Mignon

Les classes moyennes aux États-Unis

Minna Luu

Les classes moyennes néerlandaises

Audrey Himantono

Les classes moyennes en Espagne

Ida-Rosalie Gomis

Les classes moyennes par les conditions de vie

Marie Boully

Séance 5 : Quelle est la mesure la plus pertinente de la pauvreté ?

LISTES DES EXPOSÉS ET DISCUSSIONS

FORMULE DE LA SÉANCE

L’exposé fait dix minutes (à peu près exactement). Il est suivi de dix minutes (moins précisément) de discussion.

Il reprend des informations et doit aboutir à une prise de position.

Il peut s’appuyer sur une présentation Power Point, ou tout autre type d’animation.

L’ensemble des exposés sera suivi d’une discussion collective pour aboutir à une réponse collective à la question posée.

LISTE DES EXPOSÉS

La mesure fédérale de la pauvreté au Canada

Paul Vermersch

Pistes : le contenu de la nouvelle stratégie canadienne et une chronique sur cette technique de mesure.

Les mesures de la pauvreté aux États-Unis

Dina Sebti

Pistes : les analyses et données du Census, le contenu de ce cours et les travaux du Pew Research Center sur le thème.

Les mesures de la pauvreté par la Banque mondiale

Pierre Sailler

Pistes :

Le site de la Banque mondiale sur la pauvreté (https://www.banquemondiale.org/fr/topic/poverty/overview)

Rapport 2018 sur la pauvreté et la prospérité (https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/30418)

L’indicateur de développement humain

Rosa Pelissolo

Pistes

Voir l’historique des travaux du PNUD (http://www.undp.org/content/undp/fr/home.html) et l’actualité de l’IDH (http://hdr.undp.org/en/content/human-development-index-hdi)

Séance 3 : Comment évaluer les richesses ?

CONTENU
– Les diverses définitions et approches
– Les seuils et les opinions
– Les caractérisations en France et dans le monde

SUPPORT DE LA PRÉSENTATION EN COURS

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DOCUMENTS ET SITES À VOIR

– Sur le site de l’observatoire des inégalités, voir la richesse selon les niveaux de vie https://www.inegalites.fr/A-quel-niveau-de-vie-est-on-riche et, plus généralement, la rubrique “hauts revenus”
https://www.inegalites.fr/Revenus-niveau-de-vie-patrimoine?id_mot=27&idrub=

– Une approche en gros tableau de bord : les nouveaux indicateurs de richesse publiés annuellement par le gouvernement. La livraison 2018.

– Pour approfondir, voir la base “world inequality database”

– Thomas Piketty, Les hauts revenus en France au XXe siècle. Inégalités et redistribution. 1901-1998, Paris, Grasset, 2001 (autre édition, 2014).

– Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, Paris, Seuil, 2013 (édition poche, 2019).

– Thierry Pech, Le temps des riches. Anatomie d’une sécession, Paris, Seuil, 2011.

– Philippe Askenazy, Partager les richesses, Paris, Odile Jacob, 2019.

Séance 4 : Comment délimiter les classes moyennes ?

CONTENU
– Les diverses définitions et approches
– Les déterminations “ni ni”
– Les caractérisations en France, en Europe, dans le monde

SUPPORT DE LA PRÉSENTATION EN COURS

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DOCUMENTS ET SITES À VOIR
– 
Une vidéo entretien sur la situation nationale et internationale des classes moyennes (Xerfi Canal, 10/2013)

– Pour approfondir, voir le cours plus complet sur “Les classes moyennes : célébrées ou sacrifiées ?”

Séance 2 : Comment mesurer la pauvreté ?

CONTENU
– Les diverses définitions et approches
– Pauvreté monétaire et pauvreté en conditions de vie
– Pauvreté relative et pauvreté absolue

SUPPORT DE LA PRÉSENTATION EN COURS

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DOCUMENTS ET SITES À VOIR
– 
Article de synthèse sur les mesures de la pauvreté (J. Damon, 2016)

– Pour approfondir, voir le cours plus complet sur “Les mesures de la pauvreté et les mesures contre la pauvreté”

– Une synthèse sur la pauvreté en France, dans “Sciences Humaines” (avril 2019)

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Séance 1 : Introduction générale


CONTENU
Premières approches de la pauvreté, de la richesse et des classes moyennes
– Quiz introductif
– Tableau essentiel

SUPPORT DE LA PRÉSENTATION EN COURS

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DOCUMENTS ET SITES À VOIR

. Tout au long du cours, voir – principalement – l’excellent site de l’Observatoire des inégalités

. Voir, naturellement, le site de l’INSEE, notamment sur les revenus et le patrimoine des ménages.

. Voir, également, les sites de l’OCDE sur le Better life index, la comparaison interactive des situations, les données sur les inégalités de revenu

. Voir, encore, pour les comparaisons européennes, les données Eurostat, autour du socle européen des droits sociaux, sur les revenus et les conditions sociales, sur la stratégie Europe 2020.

POUR APPROFONDIR

Quelques ouvrages récents très notables, avec – en lien – une recension

Anthony Atkinson, Inequality. What can be done ?, Harvard University Press, 2015.

Angus Deaton, La grande évasion. Santé, richesse et origine des inégalités, PUF, 2016.

Branko Milanovic, Global Inequality. A New Approach for the Age of Globalization, Harvard University Press, 2016.

Martin Ravallion, The Economics of Poverty. History, Measurement, and Policy, Cornell University Press, 2016.

Hans Rosling, Factfulness, Sceptre, 2018.


TABLEAU QUI ACCOMPAGNERA TOUT LE COURS

Et d’entre l’entre-deux : les classes moyennes



Martin Hirsch, Sécu : objectif monde. Le défi universel de la protection sociale

Un socle universel de protection sociale

 

Sous un titre qui sonne comme un clin d’œil à Tintin, Martin Hirsch produit une analyse rigoureuse et des propositions vigoureuses afin de réaliser ce que bien des gens considèrent comme une douce utopie : un socle de protection sociale pour l’ensemble de personnes vivant sur la planète.

 

Julien Damon. julien.damon@sciences-po.fr

 

Martin Hirsch, Sécu : objectif monde. Le défi universel de la protection sociale, Paris, Stock, 2011, 159 pages, 12 €.

 

Tel Tintin, on retrouve l’ex-Haut Commissaire aux solidarités actives au Bénin, à Sao Paulo, à Genève, à Pékin, à Pretoria, à Delhi ou encore, pour finir, à Roubaix. L’aventure est cependant toujours la même : observer les différences et convergences des modèles de protection sociale, prendre en compte les avancées et surmonter les fossés. Membre du groupe consultatif mondial sur le « socle de protection sociale » – une initiative très officielle des agences onusiennes – Hirsch rappelle d’abord que 75 % des êtres humains n’ont pas accès à une protection sociale « digne de ce nom ». Il observe aussi une involution dans les pays riches (où la protection sociale est attaquée pour son principe, son contenu et/ou ses déficits) et une évolution dans les pays pauvres (où les systèmes naissants se renforcent notamment à partir d’expérimentations).

 

Une utopie réaliste

Dans ce contexte, qui est aussi celui d’une mondialisation critiquée et d’une crise chaotique, la thèse hirschienne est forte. Plutôt que de s’acharner à faire baisser les coûts du travail dans les pays riches, il faut les faire augmenter dans les pays pauvres afin de financer la couverture sociale de la population. L’ambition est de refaire de la protection sociale un atout compétitif. Plutôt que d’incarner son socle de manière restrictive (un plancher minimal) ou extensive (avec un panier irréaliste de services), Hirsch souligne « d’immenses différences, d’étranges ressemblances », par exemple entre les allocations familiales à la française et les mécanismes de transferts monétaires conditionnels mis en œuvre dans nombre de pays en développement. L’auteur fait siennes les analyses, au demeurant peu contestées, selon lesquelles les investissements dans le social (et, en l’occurrence, dans la prévention sanitaire et l’assurance maladie) sont rentables. Il relève que sans corruption, la question du financement n’en serait pas vraiment une dans bien des pays. Pour le reste, il est possible d’innover et pourquoi pas en imposant de nouvelles normes sociales internationales. Le socle pourrait ne représenter dans chacun des pays « que » 5 % de son PIB.

 

Une discussion à venir pour le G20

Tout ce propos, avec quelques répétitions, est avancé pour une discussion sérieuse, au plus haut niveau, lors du sommet du G20, sous présidence française, en novembre prochain. Dans la suite des Objectifs du millénaire pour le développement (qui courent pour 2000-2015), Hirsch invite, en particulier, à se fixer un objectif de 75 % de la population mondiale convenablement couverte d’ici 2030. Irréaliste, comme le disent les sceptiques ? Au regard de l’histoire de la protection sociale des pays riches tout comme du plaidoyer étayé de Hirsch, le possible semble tenable.

 

 

Extraits

« Le socle de protection sociale, davantage qu’un catalogue de prestations sociales, peut être conçu de manière pertinente comme un ensemble de valeurs et de principes universels ».

« L’Occident est devenu riche avant de devenir vieux. La planète va devenir vieille avant d’être riche ».

« Pourquoi ne pas passer de 75 % de la population mondiale sans protection à 75 % de la population mondiale protégée d’ici 2030 ?».

TRIBUNE ASSOCIATIVE – Le Monde, 28 octobre 2014

Réduire la pauvreté et les inégalités, un investissement d’avenir pour toute la société

Le Monde.fr | • Mis à jour le

 

8,5 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté. En outre, en 2012, 25% des personnes sans domicile fixe travaillaient (un homme cherche de quoi manger dans une poubelle à Aix-en-Provence, 2007).

Plus de 5 millions de Français sont privés d’emploi mais 8,5 millions vivent sous le seuil de pauvreté. Si l’on ajoute qu’en 2012, 25% des personnes sans domicile fixe travaillaient, il apparaît clairement que l’emploi seul ne protège pas toujours de la précarité. Il n’est plus forcément synonyme de promotion sociale : le risque de pauvreté se transmet largement des parents aux enfants, alimentant la peur d’un déclassement durable et bafouant cette notion d’égalité des chances à laquelle nous sommes si attachés.

Dans ce contexte, la maîtrise nécessaire des déficits et de l’endettement public de notre pays ne peut se faire au détriment des plus fragiles, c’est-à-dire des politiques de redistribution sociale et de lutte contre la reproduction des inégalités.

Acteurs de la solidarité, du développement économique, chercheurs, citoyens, nous pensons que l’emploi et la croissance ne suffisent pas à faire disparaître les fléaux qui étouffent notre société : la pauvreté, les inégalités et la stigmatisation des plus fragiles.

C’est pourquoi, nous vous demandons, Monsieur le président de la République, dans le prolongement du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté adopté début 2013, et à l’occasion du débat budgétaire, de prendre des mesures ciblées à destination des personnes en situation de pauvreté dans le cadre des politiques de soutien à l’activité que vous mettez en œuvre actuellement.

Grande cause nationale

La mobilisation pour l’emploi doit profiter aux personnes qui en sont les plus éloignées. À votre initiative et sur proposition du collectif Alerte, la lutte contre le chômage de longue durée est devenue une grande cause nationale.

Il est temps que l’État et les partenaires sociaux s’accordent sur des mesures de bon sens : la réorientation d’une partie des crédits de la formation professionnelle en faveur des publics les plus éloignés de l’emploi et l’engagement par les entreprises de pratiques concrètes de recrutement, d’immersion, de tutorat ouvertes à des personnes exclues depuis trop longtemps du marché du travail.

Pour que l’emploi permette de sortir de la pauvreté, il est capital que la fusion annoncée du RSA activité et de la prime pour l’emploi se traduise par une aide simple, versée dès le premier euro gagné, dès 18 ans et d’un montant significatif pour les plus modestes. Il faut garantir, dans la loi de finances 2015, qu’aucun des allocataires actuels en situation de pauvreté ne perde de ressources avec cette fusion.

À cette condition, la politique de soutien au pouvoir d’achat enclenchée par le gouvernement aura un impact sur la pauvreté au travail et donc sur la croissance. Autre enjeu de taille pour un retour à la croissance : la relance de la construction qui doit profiter en priorité au 3,5 millions de mal logés.

Accès et maintien au logement de tous

Le Collectif des associations unies demande depuis plusieurs années une loi de programmation pluriannuelle de logements locatifs très sociaux, la revalorisation significative des aides à la pierre dédiée à la construction sociale et l’accélération de la mobilisation du foncier public.

Il faut mettre fin à la gestion saisonnière de la grande exclusion en proposant des solutions d’hébergement ou de logement dignes aux 140 000 personnes sans domicile, dont le nombre progresse chaque année. Devant l’ampleur de la crise du logement, il faut prévenir les expulsions locatives qui menacent chaque année plus de 40 000 ménages, en revalorisant dans le budget 2015 les aides au logement et en régulant les excès du marché immobilier, en particulier dans les zones tendues où les prix sont bien souvent exorbitants.

Enfin, l’accès et le maintien au logement de tous doivent être garantis par l’instauration d’une couverture logement universelle. L’accès de tous à la santé est également un puissant facteur de lutte contre les inégalités et de compétitivité. Dans le cadre du projet de loi relatif à la santé, le gouvernement aurait l’occasion de donner une nouvelle impulsion aux politiques de prévention, de promotion de la santé et de lutte contre le non recours aux soins des personnes en difficulté.

Nous vous demandons dans ce sens, de simplifier l’accès à la CMU-C et à l’Aide à la complémentaire santé en rendant leur obtention automatique pour les bénéficiaires des minima sociaux et de l’allocation de solidarité aux personnes âgées. Pour permettre aux étrangers malades sans ressources de se soigner dans la dignité et sans stigmatisation, il faut également fusionner la CMU et l’Aide médicale d’État.

Un signal fort

Ces mesures sont autant de moyens de concilier des objectifs de croissance économique et de développement humain. Il est temps d’investir dans le social, d’investir dans la société. S’attaquer aux inégalités dès le plus jeune âge en favorisant l’accès à l’éducation et à la culture des enfants des familles modestes, permettrait de soutenir l’élévation du niveau de qualification de la population, donc la compétitivité du pays.

La création de modes de garde collectifs d’enfants en bas âge, intégrant des actions d’éveil et d’apprentissage, créerait des emplois tout en facilitant l’accès au travail des parents, notamment des femmes.

Le plan pauvreté avait prévu pour les familles modestes des mesures dans ce sens, mettons les en œuvre. Ce plan donnerait un signal fort : la France ne se résigne pas, elle n’abandonne pas ses idéaux de justice et de progrès social et croit toujours en une société unie contre la désespérance sociale.

LE MONDE ET L’ÉRADICATION DE LA PAUVRETÉ

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CONTENU
– Les approches internationales de la pauvreté
– Les instruments discutés du développement


DOCUMENTS À VOIR


SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
Poor Economics – site accompagnant l’ouvrage de E. Duflo
– Le PNUD
– Les indicateurs OMD
– Les indicateurs PNUD
– L’Observatoire du BOP
– Des idées et analyses de l’AFP sur les ODD et OMD

BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE
Abhijit V. Banerjee, Esther Duflo, Poor Economics. A Radical Rethinking of the Way to Fight Global Poverty, New York, Public Affairs, 2011.
Laurence Chandy, Hiroshi Kato, and Homi Kharas, The last mile in ending extreme poverty, Washington, Brookings Institution Press, 2015. Premier chapitre : ICI
Paul Collier. The Bottom Billion. Why the Poorest Countries Are Failing and What Can be Done About it, Oxford, Oxford University Press, 2007
Patrice Dufour, « La Banque mondiale et la lutte contre la pauvreté », Les Cahiers français, n° 302, 2001, pp. 56-65.
William Easterly (dir.), Reinventing Foreign Aid, Cambridge, MIT Press, 2008.
William Easterly, The Tyranny of Experts. Economists, Dictators, and the Forgotten Rights of the Poor, Basic Book, 2013.
Morten Jerven, Poor Numbers. How we are Misled by African Development Statistics and What to Do about It, Cornell University Press, 2013.
Jean Labbens, Sociologie de la pauvreté, Le tiers-monde et le quart-monde, Paris, Gallimard, 1978.
Martin Ravallion, Gaurav Datt, Dominique van de Walle, « Quantifying Absolute Poverty in the Developping World », Review of Income and Wealth, n° 37, 1991
Martin Ravallion, Shaohua Chen, Prem Sangraula, « Dollar a day Revisited », Policy Research Working Paper, n° 4620, Banque mondiale, 2008.
Gilbert Rist, Le développement. Histoire d’une croyance occidentale, Paris, Presses de Sciences Po, 3ème éd., 2007.
Jeffrey Sachs, The End of Poverty. How we Can Make it Happen in our Lifetime, Londres, Penguin Books, 2005.
Jean-Michel Séverino, Olivier Ray, Le grand basculement. La question sociale à l’échelle mondiale, Paris, Odile Jacob, 2011.
Shahid Yusuf, Development Economics through the Decades. A Critical Look at 30 Years of the World Development Report, Washington, The World Bank, 2008.

Chronique de Alberto Alesina, Edward L. Glaeser, Fighting poverty in the US and Europe

Combattre la pauvreté en Europe et aux Etats-Unis

RECENSION DATANT DE 2007

Alberto Alesina, Edward L. Glaeser, Fighting poverty in the US and Europe. A world of difference, Oxford, Oxford University Press, 2004, 250 pages.

 

Deux économistes de Harvard s’intéressent aux différences transatlantiques en matière de lutte contre la pauvreté[1]. Dans cette intéressante revue des théories et des faits, ils rappellent d’abord qu’aux Etats-Unis les dépenses publiques représentent 30 % du PIB, contre 45 % en Europe continentale et plus de 50 % dans les pays scandinaves. Près des deux tiers de cet écart sont imputables aux politiques sociales.

 

Un monde de différences

Les Etats européens interviennent plus en direction des pauvres, leurs systèmes sociaux sont plus redistributifs, la progressivité de l’impôt y est plus affirmée. Au niveau des opinions, 60 % des Américains, contre seulement 26 % des Européens, pensent que les pauvres sont fainéants.

 

Les considérations économiques ne permettent pas d’aller bien loin pour expliquer ce « monde de différences ». Il semblerait « naturel » que là où les inégalités avant transferts sociaux sont les plus importantes, le niveau de redistribution soit le plus élevé. Or les Etats-Unis connaissent un niveau d’inégalités considérablement plus élevé aussi bien avant qu’après transferts. Une variante de cette théorie est de considérer que la société américaine serait plus mobile socialement et donc, sur le moyen et le long terme, plus égalitaire (les riches d’aujourd’hui étant les pauvres de demain, et vice-versa). Selon cette variante les pauvres américains pourraient plus facilement sortir de la pauvreté et il serait donc moins nécessaire d’intervenir publiquement pour les aider.

 

Encadré

Les craintes françaises à l’égard de la pauvreté et de l’exclusion

 

Les données barométriques (issues d’enquêtes répétées dans le temps) et comparatives (situant la France dans un contexte international) informent du niveau particulièrement élevé de la crainte de l’exclusion et de la pauvreté en France.

 

Une série d’enquêtes menée par l’institut CSA depuis octobre 1993 montre que depuis une quinzaine d’années, plus d’un Français sur deux craint de devenir un jour un « exclu ».

 

Plus de la moitié des Français craignent de devenir des « exclus » (en %)

Vous arrive-t-il ou pas d’avoir peur de devenir vous même un exclu ? Octobre

1993

 

Septembre 1995

 

Septembre 1996

 

Février

1998

 

Février

2002

 

Mai

2004

 

OUI 55 53 53 57 55 55
NON 43 46 46 43 45 44
NSP 2 1 1 1
Total 100 100 100 100 100 100

Source : Baromètre CSA/La Croix/FNARS

 

Un sondage BVA/Emmaüs publié en décembre 2006, a indiqué que 48 % des personnes interrogées pensaient même pouvoir devenir un jour sans-abri. Dans la même enquête répétée en novembre 2007, ce sont encore 47 % des Français qui redoutent de devenir un jour sans-abri.

 

Il y a là l’expression d’une crainte profonde des Français, pour eux-mêmes ou pour leurs proches, à l’égard du déclassement. Cette crainte est à apprécier dans le contexte européen. Deux enquêtes Eurobaromètre, l’une de 2006 sur « la réalité sociale » en Europe, l’autre sur l’exclusion, publiée en septembre 2007, confirment pleinement les résultats. Les Français sont les premiers à craindre la pauvreté, et les troisièmes en ce qui concerne la crainte de devenir un jour sans-abri. Ainsi 86 % des Français considèrent qu’« il peut arriver à n’importe qui de tomber dans la pauvreté au cours de sa vie ». Ce n’est le cas, en moyenne, que de 62 % des habitants de l’Union. Surtout, c’est le cas de moins de la moitié des Suédois, mais également d’une minorité de Lituaniens, de Tchèques, ou de Maltais. Au sujet du risque de devenir un jour sans-abri, 13 % des Français – dans cette enquête comparative européenne – affirment leur crainte. Seuls deux pays baltes affichent plus de peur.

—————- FIN DE l’ENCADRE —————-

 

Les Américains croient fermement que leur société est mobile. 71 % des Américains pensent d’ailleurs que les pauvres pourraient s’en sortir eux-mêmes s’ils travaillaient suffisamment. Les Européens ne sont que 40 % dans ce cas. Mais à observer sérieusement la mobilité sociale, il apparaît en réalité plus de similitudes que de divergences. La mobilité sociale des pauvres (ici les 20 % les moins favorisés) est même plus faible aux Etats-Unis.

 

Une autre explication « économique » est que les Américains seraient moins altruistes. Ceci ne se vérifie absolument pas. Sur le plan de la charité privée, les Américains sont bien plus généreux que les Européens ce qui n’est pas, selon les auteurs, fondamentalement liés aux incitations fiscales dont ils peuvent bénéficier. Les Américains seraient plus soucieux de passer par ces canaux privés de redistribution car ils permettent de sélectionner les bénéficiaires et ainsi d’aider ceux qui sont jugés légitimes, méritants et, au fond, ressemblants, c’est-à-dire ceux qui sont de la même origine.

 

Expliquer ces différences

Puisque que les explications économiques ne fonctionnent pas, Alesina et Glaeser passent à l’analyse des institutions politiques. Les pays européens se caractérisent par des systèmes représentatifs proportionnels relativement neufs, à la différence des Etats-Unis qui reposent depuis longtemps sur un système majoritaire. La proportionnelle permet l’émergence de mouvements de gauche plus favorables à la redistribution, ce que le système majoritaire peut freiner. Les auteurs voient là une explication fondamentale à la non-implantation du socialisme aux Etats-Unis, apportant ainsi un élément au problème de l’« exception américaine » qui mobilise la sociologie politique, de Werner Sombart à Seymour Martin Lipset en passant par Engels.

 

Le système proportionnel a pu, récemment, se développer dans des nations homogènes. Aux Etats-Unis, où les institutions sont d’une remarquable stabilité, la majorité WASP s’en est toujours méfiée car elle conduit à une représentation croissante, et donc à un plus grand pouvoir, des minorités (au premier rang desquelles, historiquement, les Noirs).

 

La nature fédérale de la Constitution américaine ne favorise pas non plus les politiques redistributives. Un niveau élevé de décentralisation s’oppose en effet à un rôle important de l’Etat central, notamment pour taxer des riches qui se trouvent à un endroit, en faveur de pauvres localisés à un autre.

 

Pour les auteurs, à côté des institutions politiques, la principale raison des écarts de niveau de générosité des systèmes de redistribution est la fragmentation de la société américaine. Il est toujours plus facile de convaincre aux Etats-Unis un Blanc de la classe moyenne que les pauvres sont « différents » (lire « noirs ») qu’en Europe, en particulier dans les pays du Nord. Un vaste ensemble d’études montre que les gens sont plus généreux à l’endroit de membres de leur groupe. Les clivages raciaux limitent dès lors les possibilités de redistribution. Au sein même des Etats-Unis, les villes où les prestations sociales sont les plus faibles sont celles où les communautés sont les plus fragmentées.

 

L’ouvrage pourra surprendre, voire choquer, le lecteur non au fait des approches américaines. Les auteurs calculent des indices de fractionnement religieux, racial et ethnique, avec des définitions bien difficilement importables. Leur indice de fractionnement racial souligne en tout cas l’extrême particularité américaine. Il est de 0,49 aux Etats-Unis, de 0,02 en Italie, 0,05 en Suède, 0,1 en France.

 

Sans grands égards pour Max Weber, Alesina et Glaeser notent une aversion au risque plus forte chez les Catholiques que chez les Protestants mais ils n’en tirent pas véritablement de conclusion. Revenant à des fondamentaux, ils mettent l’accent sur la géographie. La population américaine, plus mobile physiquement sur un espace plus étendu, s’oppose en bien des aspects à une population européenne plus dense, plus homogène, répartie sur un espace plus restreint.

 

Intéressés également par les aspects idéologiques des politiques, Alesina et Glaeser considèrent que ces dissimilitudes géographiques, institutionnelles et démographiques ont permis le maintien de la droite aux Etats-Unis et les progrès de la gauche en Europe. Sans prise de position, ils considèrent que chaque camp à quelque chose à apprendre de l’autre (l’affirmer ne mange pas de pain).

 

Selon nos deux experts, la France se distingue tout de même par une trop grande protection octroyée aux inclus (les fonctionnaires notamment). Appelant à un ciblage accru sur les « vrais » pauvres, ils assènent que la protection sociale ne doit plus reposer sur les compromis keynésiens. Elle devrait, simplement, passer par une diminution des dépenses publiques, ceci afin de libérer les énergies et de soutenir la croissance, ce qui, en retour, ferait diminuer le nombre de pauvres.

 

Cette argumentation, qui sera dite « libérale », est portée avec vigueur. La découvrir c’est prendre conscience de la divergence des regards sur ce qui fonde, oriente et peut-être compromet l’intégration sociale dans des contextes à bien des titres distants. On ne pourra que prendre connaissance avec intérêt de ce regard désenchanté sur les modèles sociaux européens, sur l’ampleur des dissemblances idéologiques entre les États-Unis et l’Europe, et sur l’animosité qui peut orienter les discussions transatlantiques[2].

 

Il y a beaucoup à discuter dans cet ouvrage qui évoque la place de la Cour Suprême américaine comme « obstacle majeur à des politiques progressistes », qui considère que les croyances erronées sont « façonnées » par de l’« endoctrinement » ou bien encore qui signale des erreurs d’appréciation de Tocqueville sur la mobilité sociale en Amérique. Il n’en constitue pas moins un apport notable, montrant très clairement les profondes racines culturelles et institutionnelles qui distinguent Américains et Européens dans leurs approches de la pauvreté, et plus généralement de la société.

 

L’implication du raisonnement de Alesina et de Glaeser est qu’une Europe où l’hétérogénéité progresse, est aussi une Europe où l’Etat-providence est plus vivement critiqué et attaqué. Les succès politiques des mouvements populistes et nationalistes l’illustrent. Il y a là un immense enjeu pour une Union Européenne qui s’élargit et qui devient donc de plus en plus étendue et composite[3].

 

 

—————- FIN DE l’ENCADRE —————-

[1]. L’ouvrage a été traduit sous le titre Combattre les inégalités et la pauvreté. Les Etats-Unis face à l’Europe, Paris, Flammarion, 2006.

[2]. Relevons que le secrétaire général de l’OCDE, sans les accents excessifs de Alesina et Glaeser, va globalement dans leur sens. Sans réforme de son marché du travail et de son appareil productif, l’Europe serait « en danger ». « L’Europe a les cartes en main pour réduire l’écart, mais si elle ne le fait pas, ce sera à ses risques et périls », a mis en garde Angel Gurria dans les colonnes du Financial Times (24 mars 2008).

[3]. En refort de la thèse d’Alesina et Glaeser vient l’article aux conclusions tonitruantes de Robert Putnam, « E Pluribus Unum Diversity and Community in the 21st Century », Scandinavian Political Studies, vol. 30, n° 2°, 2007, pp. 137-174. Le spécialiste du capital social, citant d’ailleurs les travaux de Alesina et Glaeser, y fait état de constats accablants sur les méfaits de la diversité et de l’immigration pour la cohésion sociale, au moins à court terme.

UN OPÉRATEUR PARTICULIER : LE MONDE ASSOCIATIF

CONTENU
Présentation et discussion de la place des associations
– Table-ronde de responsables associatifs

DOCUMENTS À VOIR
Site officiel sur les associations
Une tribune des grandes associations françaises appelant à un investissement renforcé contre la pauvreté (octobre 2014)
Les Français et les associations (baromètre TNS, 7ème vague, 2014)
La confiance, les associations, les dons (2018)
La générosité des Français (2017)
Rapport 2014 du Secours Catholique sur la pauvreté
Rapport 2016 du Secours Catholique sur la pauvreté
Rapport 2018 du Secours Catholique sur la pauvreté
L’économie sociale en France (INSEE, 2014)
Le travail salarié associatif (Mathieu Hély)


Le collectif “ALERTE” des associations contre l’exclusion : voir ICI


PARTICIPANTS À LA TABLE-RONDE

– Delphine Bonjour ( Secours Catholique)
– Alexis Goursolas (fédération des acteurs de la solidarité)
– Bruno Tardieu (ATD Quart Monde)

 

LES SDF COMME CONCENTRÉS DES ASPECTS SOCIAUX ET SPATIAUX

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CONTENU
Les contours d’une population et d’un problème public
– Description et mesure de l’efficacité des politiques


DOCUMENTS À VOIR

Document de base avec graphiques et données
Les sans-domicile en 2012 (INSEE, 2013)
Synthèse statistique – discutable (INSEE)
L’enquête INSEE et son histoire (excellente synthèse sur l’expertise traitant des SDF – M. Marpsat, 2008).

« ‘Désocialisés’ et ‘désaffiliés’. Remarques à partir du cas des SDF » – J. Damon, 2003.

Compter les SDF (J. Damon, 2014)
Portrait des sans-domicile en 2012 (INSEE, 2014)
Les campements de migrants sans-abri (note J. Damon, 2019)

 


BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE

Bronislaw Geremek, La potence ou la pitié. L’Europe et les pauvres du Moyen-Age à nos jours, Paris, Gallimard, 1978.
Brendan O’Flaherty, Making Room. Economics of Homelessness, Cambridge, Harvard University Press, 1996.

DOCUMENTS JOINTS

LA FRACTURE NUMÉRIQUE

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CONTENU
– 
Approches par les équipements et par les usages
– Dispositifs et politiques de résorption


DOCUMENTS À VOIR

– Les compétences numériques en France en 2019 (INSEE)
– L’usage des TIC par les ménages entre 2009 et 2019 (INSEE)
– Sommet OCDE sur les fractures numériques

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES
– The Digital Economy and Society Index (DESI)
– Rapport OCDE sur le digital
– Rapport “pour la solidarité” sur la fracture numérique

 

 

 

 

 

 

LA “BIDONVILLISATION” DU MONDE

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CONTENU
Les liaisons entre urbanisation et pauvreté
– L’extension des bidonvilles dans le monde, le retour des bidonvilles en Europe


DOCUMENTS À VOIR

La pauvreté urbaine (Article J. Damon, Questions de communication, 2014)
La pauvreté urbaine : “palmarès” des 100 plus grandes villes françaises en 2009 (Compass, 2012)
Article sur l’urbanisation en perspective positive (J. Damon, Études)
Synthèse de “Triumph of the City” (E. Glaeser)
Villes, périurbain, rural en France (Centre d’observation de la société, 2014)
France : où vivent les pauvres ? (Centre d’observation de la société, 2014)
Les campements de migrants sans-abri (note J. Damon, 2019)

 

SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
UN-Habitat
– Les indicateurs PNUD
– ONZUS
– Politique régionale

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES
La pauvreté urbaine (Martin Ravalion, 2007)
Jean-Pierre Sueur (dir.), Ville du futur, futur des villes. Quel avenir pour les villes du monde ?, Rapport d’information du Sénat, 2011.
« The Economics of Slums in the Developing World », Journal of Economic Perspectives, 2013
Un rapport McKinsey (2014) sur le logement abordable, dans le monde

BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE

Davezies L., 2012, La crise qui vient. La nouvelle fracture territoriale, Paris, Seuil.

Davis M., 2006, Le pire des mondes possible. De l’explosion urbaine au bidonville global, Paris, La Découverte.

Denis É, 2009, « Les sources récentes de l’observation foncière urbaine dans les pays en développement. Vers l’harmonisation et la transparence ? », Etudes foncières, n° 139, pp. 33-36.

Dumont G.-F., 2011, Géographie urbaine de l’exclusion. Dans les grandes métropoles régionales françaises, Paris, l’Harmattan.

Gilbert A., 2007, « The Return of the Slum. Does language Matter ? », International Journal of Urban and Regional Research, vol. 31, n° 4, pp. 697-713.

Glaeser E., 2011, Triumph Of The city. How our Greatest Invention Make Us Richer, Smarter, Greener, Healthier, and Happier, New York, Penguin Press.

Guilluy C., 2010, Fractures françaises, Paris, François Bourin.

Martine G., McGranahan G., Montgomery M., Frenandez-Castilla R., dirs, 2008, The New Global Frontier. Urbanization, Poverty and Environment in the 21st Century, Londres, Earthscan.

López Moreno E., Warah R., 2006, « Le Rapport 2006-2007 sur l’état des villes dans le monde. Tendances urbaines et bidonvilles au XXIème siècle », Chronique ONU, vol. XLIII, n° 2.

Ravallion M., Chen S., Sangraula P., 2007, « New Evidence on the Urbanization of Global Poverty », Population and Development Review, vol. 33, n° 4, pp. 667-701.

Ravallion M., Chen S., Sangraula P., 2008, « Dollar a day Revisited », World Bank, Policy Research Working Paper, n° 4620.

 

 

MINIMA SOCIAUX ET REVENUS UNIVERSELS

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CONTENU
– Diversité des interventions
– Les minima sociaux et la question du revenu universel


DOCUMENTS À VOIR

Diane Roman, Le droit public face à la pauvreté, Paris, LGDJ, 2002.
Du RMI au RSA en passant par le RMA (Article J.Damon, 2009)
Du RMI au RSA, heurs et malheurs des politiques actives d’insertion (J. Damon, 2016)
Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté (gouvernement français, 2013)
Données sur les minima sociaux (DREES)
Les minima sociaux en 2012
Les bénéficiaires des minima sociaux en 2013
Rapport Penser l’assistance (ONPES, 2013)
Les minima sociaux d’insertion (INSEE, 2014)
Mieux lutter contre la pauvreté par les aides monétaires (CAE, 2017)
Prévenir la pauvreté par l’emploi, l’éducation et la mobilité (CAE, 2017)
LE REVENU UNIVERSEL “POUR DE VRAI” (J. Damon, 2017)
L’aide sociale en France, 2017
RU : LA THÈSE VAN PARIJS & VANDERBORGHT EN UNE PAGE (2019)

SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE)
– Collectif associatif “ALERTE”

BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE
Serge Audier, La pensée solidariste. Aux sources du modèle républicain français, Paris, PUF, 2010.
Michel Borgetto, Robert Lafore, Droit de l’aide et de l’action sociales, Paris, Montchrestien (la plus récente édition).
Michel Borgetto, « Ce ‘risque’ que la Sécurité sociale n’avait pas prévu », Sociétal, n° 39, 2003, pp. 75-80.
Denis Clerc, La France des travailleurs pauvres, Paris, Grasset, 2008.
Julien Damon, « Les fondements du ‘Grenelle de l’insertion’ », Revue de droit sanitaire et social, vol. 44, n° 6, 2008, pp. 1110-1123.
Jacques Fournier, Nicole Questiaux, Le traité du social, Paris, Dalloz, 1976 ; Le pouvoir du social, Paris, PUF, 1979.
Martin Hirsch (dir.), Au possible nous sommes tenus. La nouvelle équation sociale, Paris, La Documentation française, 2005.
Robert Lafore, « La prise en charge des ‘personnes les plus démunies’ », Revue de droit sanitaire et social, n° 6, 2007, pp. 979-987.
Robert Lafore, « Penser l’exclusion. Le point aveugle de la protection sociale », Informations sociales, n° 142, 2007, pp. 26-37.
Robert Lafore, « La pauvreté saisie par le droit », Revue de droit sanitaire et social, vol. 43, n° 6, 2007, pp. 979-987.
Dominique Schnapper, La démocratie providentielle. Essai sur l’égalité contemporaine, Paris, Gallimard,  2002.
Lionel Stoléru, Vaincre la pauvreté dans les pays riches, Paris, Flammarion, 1974.
Yannick Vaugrenard, Comment enrayer le cycle de la pauvreté ?, Rapport sénatorial, 2014.

 

LE MONDE ET L’ÉRADICATION DE LA PAUVRETÉ

 

CONTENU
Les approches internationales de la pauvreté
– Les instruments discutés du développement

 

 

 


DOCUMENTS À VOIR

 

 

 


DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES

Les Nation Unies et les OMD (J. Damon, 2011)

 

BIBLIOGRAPHIE SUGGÉRÉE

Jeffrey Sachs, The End of Poverty. How we Can Make it Happen in our Lifetime, Londres, Penguin Books, 2005.
William Easterly (dir.), Reinventing Foreign Aid, Cambridge, MIT Press, 2008.
Abhijit V. Banerjee, Esther Duflo, Poor Economics. A Radical Rethinking of the Way to Fight Global Poverty, New York, Public Affairs, 2011. www.pooreconomics.com

 

 

EUROPE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

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CONTENU
Mesurer la pauvreté dans l’Union
– Réduire ou éradiquer la pauvreté dans l’Union


DOCUMENTS À VOIR
Risque de pauvreté et d’exclusion sociale en 2016 (2018)
Progrès de l’Union vers les objectifs UE 2020 (2017)
Monitoring social inclusion in Europe (2017 edition)
Rapport OXFAM : une Europe au service de la majorité (2015)

Etat des lieux (INSEE, 2014)
Protection sociale et inclusion sociale (site de la Commission)
La politique européenne de cohésion (2014-2020). Note J. Damon
Note sur les mesures de la pauvreté dans la stratégie UE 2020
Analyse critique des récents indicateurs européens (INSEE, 2014)
Impact de la crise sur la pauvreté en Europe (Observatoire des inégalités, 2014)

Au-delà du PIB et du taux de pauvreté…
Putting the fight against poverty and social exclusion at the heart of the EU agenda (octobre 2014)

SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
– Eurostat, statistiques sur le revenu, l’inclusion sociale et les conditions de vie (essentiel)
– Les données de suivi de la stratégie UE 2020
– Eurobaromètre (pour les opinions)
– European Social Survey (pour les opinions)
– Luxembourg Income Study  (LIS) avec des données européennes et mondiales

BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE
Anthony Atkinson, Bea Cantillon, Eric Marlier, Brian Nolan, Social Indicators. The EU and Social Inclusion, Oxford Oxford University Press, 2002.
Emmanuelle Boulineau, Emmanuelle Bonerandi-Richard (dir.), La pauvreté en Europe. Une approche géographique, Rennes, PUR, 2014.
Jane Bennett, Edwards James, Graham Room, Philippa Watson, Europe against Poverty. The European Poverty Program : 1975-1980, Londres, Bedford Square Press, 1982.
Laurent Caussat, Michèle Lelièvre, « Les indicateurs européens de cohésion sociale », Etudes et Résultats, n° 549, 2007. ICI
Renaud Dehousse (dir.) L’Europe sans Bruxelles ? Une analyse de la méthode ouverte de coordination, Paris, L’Harmattan, 2004.
Commission Européenne, Combating poverty and social exclusion. A statistical portrait of the European Union 2010, Luxembourg, Publications Office of the European Union, 2010 : ICI
François Denord, Antoine Schwartz, L’Europe sociale n’aura pas lieu, Paris, Raisons d’agir, 2009.
Bronislaw Geremek, La potence ou la pitié. L’Europe et les pauvres du Moyen Age à nos jours, Paris, Gallimard, 1987 (UN CLASSIQUE).
Etienne Grass, L’Europe sociale, Paris, La Documentation française, 2013.
Noëlle Mariller, « L’action de la communauté économique européenne », in Alain Fracassi, Marie-France Marquès, Jacques Walter (dir.), La pauvreté, une approche plurielle, Paris, ESF, 1985, pp. 88-103.
Eric Marlier, A. B. Atkinson, Bea Cantillon, Brian Nolan, The EU and Social Inclusion. Facing the Challenges, Bristol, Policy Press, 2006.
Antoine Saint-Denis, « L’inclusion sociale, une valeur européenne », Regards, n° 34, 2008, pp. 137-145.

LES ÉTATS-UNIS COMME PRÉCURSEURS

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CONTENU
Les mesures américaines de la pauvreté
– La « guerre contre la pauvreté », ses effets, ses succès, ses limites


DOCUMENTS À VOIR
Une infographie de synthèse
Alberto Alesina, Edward L. Glaeser, Fighting poverty in the US and Europe. A world of difference. Recension : ICI
Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2019 (Census Bureau, 2020)
Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2018 (Census Bureau, 2019)
Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2017 (Census Bureau, 2018)
Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2016 (Census Bureau, 2017)
Income, Poverty and Health Insurance Coverage in the U.S.: 2015 (Census Bureau, 2016)
The Poverty and Inequality Election (Dossier Stanford Center on Poverty and Inequality, 2016)
Sillicon Valley, l’envers du décor (Les Echos, 5/9/16)

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES
Un débat entre Charles Murray et Timothy Smeeding (avec Isabelle Sawhill) sur inégalités sociales et mobilité sociale
Une analyse des logiques de discrimination positive et d’affirmative action
Un dossier sur l’analyse de la pauvreté et l’action associative aux Etats-Unis
Une histoire de l’action fédérale
Rapport (2014) à la Maison Blanche sur les 50 ans de guerre contre la pauvreté
Une analyse conservatrice (The Heritage Foundation) sur ces 50 ans de guerre contre la pauvreté
Une analyse mesurée de la guerre contre la pauvreté
Concentration et périurbanisation de la pauvreté
La pauvreté américaine en cinq dimensions (Brookings, 2016)
La pauvreté américaine à 2$ a day
Recension par C. Jencks d’un ouvrage sur la pauvreté américaine à 2$ a day
De nouvelles politiques (Hamilton project)
Inégalités, pauvreté et mobilité sociale aux États-Unis (Trésor Éco, 2015)


INTRODUCTION AU DÉBAT SUR L’IMPÔT NÉGATIF

Un site français militant pour l’allocation universelle
Site du Basic Income Earth Network (BIEN)
Une recension (Les Échos) sur le revenu universel
Les éléments du débat (2014)
Article de synthèse (J. Damon, RDSS, 2016)


SITOGRAPHIE RECOMMANDÉE
– Le bureau du Census sur la pauvreté (essentiel)
– Le Pew Research Center et la pauvreté

U.S. Department of Health & Human Services et la pauvreté
– La Brookings et la pauvreté
– Le Center on Budget and Policy Priorities et la pauvreté– Un exercice “what if…” par le PRB


BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE
Maria Cancian, Sheldon Danziger (dir.), Changing Poverty, Changing Policies, New York, Russel Sage Foundation, 2009.
Élisa Chelle, Gouverner les pauvres. Politiques sociales et administration du mérite, Rennes, PUR, 2012.
Jean-Marie Chevalier, La pauvreté aux Etats-Unis, Paris, PUF, 1971.
Nicolas Herpin, « L’urban underclass chez les sociologues américains. Exclusion sociale et pauvreté », Revue française de sociologie,  vol. 34, n° 3, 1993. pp. 421-439.
Romain Huret, La fin de la pauvreté ? Les experts sociaux en guerre contre la pauvreté aux États-Unis (1945-1974), Paris, EHESS, 2008.
Romain Huret, L’Amérique pauvre, Éditions Thierry Magnier, 2010.
Sylvie Morel, Les logiques de la réciprocité. Les transformations de la relation d’assistance aux Etats-Unis et en France, Paris, PUF, 2000.
Barack Obama, De la race en Amérique, Paris, Grasset, 2008. UN DISCOURS IMPORTANT, DISPONIBLE ICI
Lionel Stoléru, Vaincre la pauvreté dans les pays riches, Paris, Flammation, 1974. UN CLASSIQUE !
Loïc Wacquant, Parias urbains. Ghettos, banlieues, État, Paris, La Découverte, 2006.
William Julius Wilson : voir toutes les oeuvres du grand sociologue américain. Quelques recensions ICI

Un numéro de la revue Informations sociales (2013) sur le social aux Etats-Unis : ICI

LES “CLASSIQUES” DU SUJET
Michael Harrington, The Other America: Poverty in the United States, New York, Macmillan, 1962
Gunnar Myrdal, Challenge to Affluence, New York, Pantheon Books, 1962.
Daniel Patrick Moynihan, The Negro Family: The Case For National Action, Office of Policy Planning and Research, US Department of Labor, 1965 ; The Moynihan Report Revisited: Lessons and Reflections after Four Decades, ANNALS, N?621 Vol. 1, 2009
Charles Murray Losing Ground: American Social Policy, 1950-1980, Basic Books, 1984

 

“Les métamorphoses de la famille Rétroprospective, tendances et perspectives”, Futuribles, n° 396, septembre-octobre 2013, pp. 5-21

 

L’orientation des interrogations et des inquiétudes concernant la famille a bien changé. Alors que l’on se tournait auparavant vers le passé, pour tenter de retrouver les racines de cette institution, on se tourne de plus en plus vers le futur, pour tenter d’en dégager les formes et les contours à venir. Principal inspirateur des réformes du droit de la famille dans les années 1960 et 1970, Jean Carbonnier – que l’on appelle, par révérence, le Doyen Carbonnier – l’avait bien saisi. « Famille, a-t-il écrit, si les savants d’il y a cent ans se demandaient d’où elle venait ; ceux d’aujourd’hui se demandent plutôt où elle va ».

 

Afin de tenter un point synthétique sur ce thème, au fond assez classique, du « où va la famille ? », on passera par trois étapes. Tout d’abord, on reprendra, vingt ans après, les constats et résultats d’un exercice de prospective sur la famille, publiés dans la revue Futuribles au début des années 1990. On soulignera, ensuite, les principales tendances aujourd’hui à l’œuvre. Enfin, on proposera quelques remarques et perspectives sur les décennies qui viennent.

www.futuribles.com/fr/base/revue/396/les-metamorphoses-de-la-famille-retroprospective-t

 

 

” Allocations familiales : le choc de complication”, Le Monde, 2 avril 2013.

L’annonce d’une modulation des allocations familiales en fonction des revenus mérite d’être appréciée sur trois registres. Sur le plan des principes, il y a mise en œuvre d’un « universalisme ciblé », comme au Royaume Uni pendant le dernier épisode travailliste. Tout le monde touche quelque chose, mais les « riches » un peu moins. Cette orientation, qui n’est pas totalement inédite dans le cadre de l’horlogerie sophistiquée de l’ensemble des prestations familiales, est assez « troisième voie ». Blairiste après l’heure pourrait-on dire. En tout cas une telle option est plus originale et moins radicale que la mise sous condition de ressources (tout le monde cotise, mais les « riches » ne touchent rien). Sur le plan des nécessaires économies, les chiffres seront fonction des paramètres retenus. Si les 20 % des familles les plus aisées voient le montant de leurs allocations familiales divisé par deux (soit environ 700 euros par an de moins pour une famille avec deux enfants,  1 700 pour une famille de trois enfants), ce pourrait être un milliard d’euros de réduction de dépense pour la branche Famille de la Sécurité sociale. Notons qu’en 1998 la mise sous condition de ressource, sur laquelle le gouvernement était revenu rapidement, ne concernait que les 10 % des familles les plus aisés, rapportant, globalement, la même somme. On a donc, avec la nouvelle idée, une multiplication par deux du volume des supposés riches, pour le même résultat budgétaire. Mais c’est sur un troisième plan, celui de la gestion, que la mesure est la plus problématique. Souvent négligée lors des annonces politiques, la gestion des prestations sociales est de plus en plus complexe.

La modulation des allocations familiales va commander la vérification des ressources de tous les allocataires, qu’ils aient droit à des allocations familiales à taux plein ou à taux réduit. L’exercice sera, certes, facilité par les liens désormais bien établis entre les CAF et l’administration fiscale. Cependant, les nouveaux critères de gestion des allocations familiales, prenant en considération les ressources des allocataires, vont amener des révisions importantes. Tout d’abord, comme pour les allocations logement, les ménages se verront servir un montant d’allocations familiales qui sera fonction de leurs ressources d’années passées et non du présent. Des évènements classiques de la vie familiale, comme l’arrivée ou le départ d’un enfant, une remise en couple pour une famille monoparentale, n’auront plus les mêmes conséquences prévisibles sur les allocations familiales qui seront moins lisible pour les destinataires et plus délicates à suivre par le gestionnaire. Surtout, pour les familles recomposées, pour le cas des enfants en résidence alternée, c’est un puissant choc de complication qui est amené par la modulation. Dans des situations où il est possible d’opérer le partage des allocations familiales (à moitié pour chacun des ménages où des enfants résident alternativement) il va devenir acrobatique de savoir qui a droit à quoi. Va-t-on tenter de prendre en compte la somme des deux revenus des deux ménages, en le divisant par deux ? Certainement pas. Des solutions alambiquées sont possibles. Mais, de toutes les manières, la modulation va avoir pour premier impact une complexification des circuits et des systèmes d’information.

Au total, ce bricolage, qui peut rapporter quelques sous et qui peut se défendre d’un certain point de vue, va opacifier encore davantage le système socio-fiscal que l’on veut, par ailleurs, simplifier. Il est pourtant d’autres possibilités. La fiscalisation des allocations familiales en est une. Rapportant, a priori, autant aux finances publiques que la modulation, elle a été écartée au nom d’un argument très discutable : on ne va pas reprendre d’une main (la fiscalité) ce que l’on donne de l’autre (des prestations). Il existe pourtant des revenus pour lesquels il en va exactement ainsi, le traitement des fonctionnaires en premier lieu. Un autre choix, plus radical, pour les allocations familiales est de les adapter aux familles contemporaines. L’épure du système date de l’après-guerre et distingue la France dans l’Union européenne. Par exemple par l’absence d’allocation familiale au premier enfant.  Une piste de réforme structurelle tient dans la forfaitisation des allocations : le même montant pour tous les enfants, quel que soit leur rang dans une fratrie et quelles que soient les ressources de leurs parents. En refondant les allocations familiales et le quotient familial (qui à eux deux pèsent plus de 26 milliards d’euros) pour l’affecter à ces allocations plus adaptées à la diversité et à la fluidité des formes familiales, il pourrait même être possible de faire des économies. En augmentant les allocations pour tous les enfants, certes en rognant assez fermement sur le quotient familial, une réforme positive est possible. Soulignons que cette voie d’adaptation à la modernité familiale contribuerait au choc souhaité de simplification ! Il est vrai que la critique est aisée et la réduction des dépenses publiques compliquée.

Dans chaque niche fiscale – on le sait – se trouve un chien pour mordre. On va voir, à nouveau, dans les semaines qui viennent que dans toute prestation sociale il y a un dragon qui sommeille. Il vaut probablement mieux lui couper la tête d’un coup sec et positif que de chercher à l’écrêter.

 

Publié : « Simplifions le système des allocations familiales », Le Monde, 2 avril 2013.

Séance 5. Exclusion urbaine et politique de la ville (présentation et discussion d’une politique)

Contenu du cours

Le volet « urbain » de l’exclusion
Quels problèmes résoudre
La politique de la ville en France : modalités et contenus
Interrogations autour de la « discrimination positive territoriale » et de la « mixité sociale »

La présentation PowerPoint : ICI

Documents à lire prioritairement

Place ou people ? (Note ASH)
Population des ZUS (INSEE Première)

Quarante ans de politique de la ville – J. Damon
Pour aller plus loin : synthèse des deux ouvrages de Veltz et Davezies (2012)
Voir le site http://ville.gouv.fr/

Bibliographie complémentaire

Laurent Davezies, La crise qui vient. La nouvelle fracture territoriale, Paris, Seuil, « La République des idées », 2012.
Gwenaele Calvès, La discrimination positive, PUF, « Que sais-je ? », 2010.
Thomas Kirszbaum, Rénovation urbaine. Les leçons américaines, PUF, 2009.
Emmanuel Heyraud, La politique de la ville. Maîtriser les dispositifs et les enjeux, Berger-Levrault, 2010.
Pierre Veltz, Paris, France, Monde. Repenser l’économie par le territoire, La Tour d’Aigues, Éditions de l’aube, 2012.
Rapport 2010 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles.http://extranet.ville.gouv.fr/docvi…

Documents joints

 

Séance 4. Les politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion (présentation et évaluation des programmes)

Contenu du cours

Les objectifs chiffrés de lutte contre la pauvreté (et l’exclusion)
Les objectifs du millénaire pour le développement
L’action publique française
L’insertion comme politique
Les minima sociaux (dont le RSA)

La présentation PowerPoint : ICI

Ouvrage capital pour le propos (bis) :
Diane Roman, Le droit public face à la pauvreté, Paris, LGDJ, coll.« Bibliothèque de droit public », 2002. SYNTHÈSE : ICI

Documents à lire prioritairement

  • Recension sur l’aide au développement (Les Echos)
  • Note objectifs de résultat
  • Robert Lafore, « Penser l’exclusion. Le point aveugle de la protection sociale », Informations sociales, n° 142, 2006. SYNTHÈSE : ICI
  • Castel R. (1995), Les Métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Gallimard, Paris.
  • Paugam S. (2011), Repenser la solidarité. L’apport des sciences sociales, PUF, Coll. Quadrige, Paris.
  • MAIS AUSSI : M. Foucault, Surveiller et punir…


Bibliographie complémentaire

Jeffrey Sachs, The End of Poverty. How we Can Make it Happen in our Lifetime, Londres, Penguin Books, 2005.
William Easterly (dir.), Reinventing Foreign Aid, Cambridge, MIT Press, 2008.
Abhijit V. Banerjee, Esther Duflo, Poor Economics. A Radical Rethinking of the Way to Fight Global Poverty, New York, Public Affairs, 2011. www.pooreconomics.com

Documents joints

Séance 3. Exclusion et protection sociale (le sujet dans l’architecture et la philosophie de la protection sociale)

Contenu du cours

Le système français de protection sociale  : histoire, performances, crises
Les typologies des Etats providence
Les acteurs, les financements, les questionnements, aux échelles nationale et territoriale
La question de la pauvreté et de l’exclusion : première ou dernière ?

La présentation PowerPoint : ICI

Ouvrage capital pour le propos :
Diane Roman, Le droit public face à la pauvreté, Paris, LGDJ, coll.« Bibliothèque de droit public », 2002. SYNTHÈSE : ICI

Documents à lire prioritairement

Comptes de la protection sociale 2010 (France et Europe)
Synthèse de l’ouvrage « Éthique économique et sociale » (Philippe Van Parijs, Christian Arnsperger)
Protection sociale – Solidarité. Article de Mireille Elbaum (2007)
Site à regarder – l’Observatoire des inégalités : ici

Documents complémentaires

 

Bibliographie pour approfondir

Pascal Penaud (dir.), Politiques sociales, Paris, Dalloz/Presses de Sciences Po, 2011.
Bertrand Fragonard, Vive la protection sociale !, Paris, Odile Jacob, 2012.
Michel Borgetto, Robert Lafore, Droit de l’aide et de l’action sociales, Dalloz (régulièrement mis à jour).
Michel Borgetto, Robert Lafore, Jean-Jacques Dupeyroux, Droit de la Sécurité sociale, Dallo ( régulièrement mis à jour).

Séance 1. Bibliographie commentée, synthétisée et complétée

Voici une réorganisation, personnelle, de la bibliographie proposée autour de “L’exclusion sociale”.
Dans certains cas, des liens permettent d’accéder à des synthèses, des commentaires, des prolongements, voire des dépassements.
LES COMMENTAIRES PERSONNELS SONT EN MAJUSCULES

LES MUST READ (PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE, PLUS QUE TOUT AUTRE)

– Beaud S., Confavreux J. & Lindgaard J., (2006), La France invisible, La Découverte, Paris. PARCE QUE CE SONT DES AUTEURS QUI COMPTENT ET PARCE QUE LA NOTION D’INVISIBILITÉ A SON IMPORTANCE. À COMPLÉTER ET ACTUALISER AVEC Rosanvallon P. (2014), Le parlement des invisibles, Seuil, Paris.

– Bouglé C. (1907), Le solidarisme, V. Giard & E. Brière, Paris. VOIR, POUR UNE PERSPECTIVE PLUS GÉNÉRALE, SUR CETTE PÉRIODE ET CE COURANT : Serge Audier, La pensée solidariste. Aux sources du modèle républicain français, Paris, PUF, 2010.

– Bourdieu P. (éd.) (1993), La misère du monde, Le Seuil, Paris. ET LIRE LES CRITIQUES DE NONNA MAYER. COMMENT LA SOCIOLOGIE DE LA MISÈRE DEVIENT LA MISÈRE DE LA SOCIOLOGIE. Revue française de sociologie. 1995, vol. 36, n° 2.

– Bourgeois L. (1998)[1896], Solidarité, Presses du septentrion, Villeneuve-d’Ascq. VOIR, POUR UNE PERSPECTIVE PLUS GÉNÉRALE, SUR CETTE PÉRIODE ET CE COURANT : Serge Audier, La pensée solidariste. Aux sources du modèle républicain français, Paris, PUF, 2010.

– Castel R. (1995), Les Métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Gallimard, Paris. S’IL N’Y AVAIT QUE DEUX LIVRES À LIRE SUR CES QUESTIONS, CELUI-CI EN FERAIT PARTIE

– Geremek B. (1979), Les marginaux parisiens aux XIXe et XVe siècles, Flammarion, Paris. VOIR SURTOUT « LA POTENCE ET LA PITIÉ » : La potence ou la pitié. L’Europe et les pauvres du Moyen-Age à nos jours, Paris, Gallimard, 1987(1978).

Messu M. (1997), « l’exclusion : une catégorie sans objet », Genèses, n° 27, pp. 147-161. ET EN RÉPONSE À LA RÉPONSE : Paugam S. (1997), « L’exclusion. Généalogie d’un paradigme social », Sociétés et Représentations, n° 5, pp. 129-155.

– Paugam S. (1991), La disqualification sociale. Essai sur la nouvelle pauvreté, PUF, Paris. Avec ICI une synthèse de qualité sur cette analyse.

– Paugam S. (1996), L’exclusion : l’état des savoirs, La Découverte, Paris. ET, DONC, SA CRITIQUE PAR MESSU.

– Paugam S. (2009), Le lien social, PUF, Coll. Que sais-je ?, Paris? À COMPLÉTER PAR LE « REPÈRE » ÉPONYME DE PIERRE-YVES CUSSET

– Paugam S. (2011), Repenser la solidarité. L’apport des sciences sociales, PUF, Coll. Quadrige, Paris. NOTER QUE L’ON NE TITRE PLUS SUR L’EXCLUSION

– Procacci G. (1996), « Exclus ou citoyens ? Les pauvres devant les sciences sociales », Archives européennes de sociologie, 37, 2, pp. 323-342. UN EXCELLENT PAPIER. NOTER QUE EXCLUS DEVIENT PAUVRES DANS LE TITRE

– Rosanvallon P. (1995), La nouvelle question sociale. Repenser l’État-Providence, Seuil, Paris.

– Schnapper D. (1991), la France d’intégration, sociologie de la nation en 1990, Gallimard, Paris. ON PEUT AUSSI LIRE, PLUS COURT, Dominique Schnapper, Qu’est-ce que l’intégration ?, Paris, Gallimard, coll. « folio actuel », 2007 . ON PEUT LIRE AUSSI, MOINS COURT, MAIS TRÈS IMPORTANT : Dominique Schnapper, La démocratie providentielle. Essai sur l’égalité contemporaine, Paris, Gallimard,  2002.

– Simmel G. (2011), Les pauvres, PUF, Coll. Quadrige, Paris

– Wacquant L. (2006), Parias urbains. Ghettos, banlieues, État, La Découverte, Paris.

– Xiberras M. (2000), Les théories de l’exclusion, Armand Colin, Paris. À LIRE, NOTAMMENT LA PRÉFACE DE J. FREUND

Herpin N. (1993), « L’urban underclass chez les sociologues américains. Exclusion sociale et pauvreté », Revue française de sociologie, 34-3. pp. 421-439. SURTOUT, SURTOUT, VOIR LES TRAVAUX DE WILLIAM JULIUS WILSON. QUELQUES RÉFÉRENCES DE CET AUTEUR MAJEUR : ICI, ET, DANS UNE ANALYSE GÉNÉRALE DE LA DISCRIMINATION POSITIVE ET DE L’AFFIRMATIVE ACTION :

JE ME PERMETS D’AJOUTER DEUX TEXTES COURTS QUI ME SEMBLENT IMPORTANTS :

– Robert Lafore, “Penser l’exclusion. Le point aveugle de la protection sociale”, Informations sociales, n° 142, 2006. ICI

– Diane Roman, Le droit public face à la pauvreté, Paris, LGDJ, coll.« Bibliothèque de droit public », 2002. SYNTHÈSE : ICI

ET J’AJOUTE UN LIVRE ORIGINAL MAIS QUI ME SEMBLE FORMIDABLEMENT INTÉRESSANT. Il s’agit d’un “signet” des Belles lettres, c’est-à-dire d’une anthologie de textes anciens, grecs et latins. On va donc ici du VIII° siècle avant J.-C au V° après J.-C. Et on en apprend beaucoup sur les exclus de l’intérieur (les femmes et les pauvre – voir Ulysse en mendiant), l’esclavage, l’exil, la marginalisation volontaire (celle des philosophes en particulier), les proscriptions religieuses et autres persécutions. C’est très intéressant, très synthétique. Et ça sort des regards contemporains sur la pauvreté et l’exclusion au seul prisme (qui est le mien – je sais) des politiques publiques. À lire aussi la préface intelligente sous forme d’entretien avec Martin Hirsch.

– Exit. Exclus et marginaux en Grèce et à Rome, Paris, Les Belles Lettres, coll. “Signets”, 2012.

IMPORTANT : UNE NOTE TECHNIQUE AVEC TOUTES LES DÉFINITIONS, NON DE L’EXCLUSION, MAIS DE LA PAUVRETÉ : ICI, AVEC UN COMPLÉMENT D’ACTUALITÉ, ICI, TROIS RÉFÉRENCES À PLUSIEURS ÉCHELLES :

LES OUVRAGES ET TEXTES QUI ONT ÉTÉ IMPORTANTS MAIS DONT ON DOIT SURTOUT LIRE DES ACTUALISATIONS

– Atkinson T., Freyssinet J., Glaude M., Seibel C. (1998), Pauvreté et exclusion, Conseil d’analyse économique, La Documentation française, Paris.

– Fitoussi J.-P., Laurent E. et Maurice J. (2004), Ségrégation urbaine et intégration sociale, rapport n° 45 du Conseil d’analyse économique, La Documentation française, Paris. UN SLIDE

– Sénat. (2008), La mesure de la pauvreté et de l’exclusion sociale : quels indicateurs ?, Lesdocuments de travail du Sénat, série : Études économiques, Paris.

– Elbaum M. (1995), « Justice sociale, inégalités, exclusion », Revue de l’OFCE, n° 53, pp. 197-247.

– Join-Lambert M.-T. (1995), « Exclusion : pour une plus grande rigueur d’analyse », Droit social, n°3, mars, Paris.

LES SANS-ABRI

– Anderson N. (2011), Le Hobo, sociologie du sans abri, Armand Colin, Paris.

– Brousse Cécile (2008), Les sans-domiciles, La découverte, Coll. Repères, Paris

– Declerck P. (2003), Les naufragés. Avec les clochards de Paris, Plon, Coll. Terre humaine.

– Damon J. (2002), La question SDF. PUF, Paris. TEXTE QUE JE CONNAIS BIEN…. VOICI L’AVANT-PROPOS DE LA SECONDE ÉDITION (2012) : ICI

LES DISCRIMINATIONS

– Castel R. (2007), La discrimination négative. Citoyen ou indigène ?, Seuil, Coll. La République des idées, Paris

– Lanquetin M.T. (2009), « Égalité, diversité et… discriminations multiples », Travail, genre et sociétés, n° 21, p. 91-106.

 SUR LES POLITIQUES PUBLIQUES ET LA PROTECTION SOCIALE

– Culpepper, P., Hall, P., Palier, B., dirs (2006), La France en mutations, Paris, Presses de Sciences Po.

– Esping-Andersen G. (1999), Les trois mondes de l’Etat-providence, PUF, Paris. UN (SEUL) TRANSPARENT DE SYNTHÈSE

– Mauger G. (2001), « Les politiques d’insertion. Une contribution paradoxale à la déstabilisation du marché du travail », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 136-137, pp. 5-14.

SUR LES ASPECTS TERRITORIAUX

– Donzelot J., « La ville à trois vitesses : relégation, périurbanisation, – Lapeyronnie D. et Courtois L. (2008), Ghetto urbain. Ségrégation, violence, pauvreté en France aujourd’hui, Robert Laffont. UN (DOUBLE) TRANSPARENT DE SYNTHÈSE

– Maurin E. (2004), Le ghetto français : enquête sur le séparatisme social, Seuil, Paris.

– Scotson J.-L , Elias N. (1997) Les logiques de l’exclusion. Enquête sociologique au cœur des problèmes d’une communauté, Fayard, Paris.

LA LITTÉRATURE COMPRENANT LES DESCRIPTIONS ET DONNÉES

– OCDE (2008), Croissance et inégalités, distribution des revenus et pauvreté dans les pays de l’OCDE. CE RAPPORT EST EXTRÊMEMENT CLAIR ET IMPORTANT. IL A ÉTÉ ACTUALISÉ DEPUIS 2008. POUR L’ESSENTIEL, IL FAUT ALLER SUR LE SITE DE L’OCDE : ICI

LES MANUELS

– Savidan P. et Maurin L. (2009), L’État des inégalités en France. éd. Belin. CET OUVRAGE EST RÉVISÉ ET ACUALISÉ TOUS LES ANS. LE MIEUX EST D’ALLER SUR LE SITE DE L’OBSERVATOIRE DES INÉGALITÉS : ICI

LES OBSERVATOIRES

– Aspects territoriaux, détaillés : ONZUS

– Aspects généraux : ONPES

COMPLÉMENTS DE L’AUTRE CÔTÉ DU PRISME (LES RICHES).

– Atkinson T. et Piketty T. (2007), Top incomes over the twentieth century, a contrast between continental Europe and english-speaking countries. Oxford UP. UNE SYNTHÈSE : ICI

– Landais C. (2007), Les Hauts Revenus en France (1998-2006) : une explosion des inégalités ? Document de travail de l’École économique de Paris. ET LE SUJET, LIÉ, DES “WORKING RICH” : ICI

ET SUR L’ÉCONOMIE GÉOGRAPHIQUE, UNE SYNTHÈSE DES TRAVAUX ET POSITION DE E. GLAESER…: ICI

SUR LES CLASSES MOYENNES : UNE SYNTHÈSE GÉNÉRALE DES TRAVAUX RÉCENTS (GOUX, MAURIN, CHAUVEL, ETC.) : ICI

— Maurin E., Goux D. (2012), Les classes moyennes, Seuil, Coll. La République des idées.

– Chauvel L. (2006), Les Classes moyennes à la dérive, Seuil, Paris.

ET, POUR FINIR, UNE BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE

  • AFFICHARD (Joëlle), De FOUCAULD (Jean-Baptiste) (dir.), Justice sociale et inégalités, Paris, Esprit, 1992.
  • ARDANT (Philippe), « Les exclus », Pouvoirs, n° 7, 1978, pp. 47-62. UN ARTICLE IMPORTANT : PAS UN MOT SUR LES INÉGALITÉS ET LA PAUVRETÉ
  • BAQUE (Marie-Hélêne), « Affiliations et désaffiliations en banlieue. Réflexions à partir des exemples de Saint-Denis et d’Aubervilliers », Revue française de sociologie, vol. 42, n° 2, 2001, pp. 217-249.
  • BELORGEY (Jean-Michel), La gauche et les pauvres, Paris, Syros, 1988.
  • BENAMOUZIG (Daniel), « Des mots pour le dire : exclusion et précarité, catégories d’action publique », in LEBAS (Jacques), CHAUVIN (Pierre) (dir.), Précarité et Santé, Paris, Flammarion, 1998, pp. 23-32.
  • BIHR (Alain), PFEFFERKORN (Roland), « Exclusion. Les enjeux idéologiques et théoriques d’un ‘nouveau paradigme’ sociologique », Revue des sciences sociales, n° 21, 2001, pp. 123-128. LA CRITIQUE MARXISTE
  • BORGETTO (Michel), « Equité, égalité des chances et politique de lutte contre l’exclusion », Droit Social, n° 3, 1999, pp. 221-229.
  • BROCHIER (Hubert), « La lutte contre la pauvreté et l’inégalité en France », Recherche Sociale, n° 30, 1970, pp. 53-56.
  • CASTEL (Robert), LAE (Jean-François), « La diagonale du pauvre », in CASTEL (Robert), LAE (Jean-François) (dir.), Le revenu minimum d’insertion. Une dette sociale, Paris, L’Harmattan, 1992, pp. 9-30.
  • CASTEL (Robert), FITOUSSI (Jean-Paul), FREYSSINET (Jacques), GUAINO (Henri), Chômage : le cas français, Paris, La Documentation française, 1997.
  • CHEVALIER (Jean-Marie), La pauvreté aux Etats-Unis, Paris, PUF, 1971.
  • DELORS (Jacques) (dir.), Les indicateurs sociaux, Paris, SEDEIS/Futuribles, 1971. LE GRAND PRÉCURSEUR
  • GANS (Herbert J.), « The Positive Functions of Poverty », American Journal of Sociology, vol. 78, n° 2, 1972, pp. 275-289.
  • GANS (Herbert J.), « Positive Functions of the Underserving Poor : Uses of the Underclass in America », Politics & Society, vol. 22, n° 3, 1994, pp. 269-283.
  • GANS (Herbert J.), The War against the Poor. The Underclass and Antipoverty Policy, New York, BasicBooks, 1995.
  • GORCE (Paul Marie de la), La France pauvre, Paris, Grasset, 1965.
  • HARRINGTON (Michael), L’Autre Amérique, Paris, Gallimard, 1967(1962).
  • d’IRIBARNE (Philippe), Vous serez tous des maîtres. La Grande illusion des temps modernes, Paris, Seuil, 1996.
  • KLANFER (Jules), L’exclusion sociale. Etude de la marginalité dans les sociétés occidentales, Paris, Bureau de recherches sociales, ATD, 1965.
  • KOUCHNER (Bernard) (dir.), Les nouvelles solidarités, Actes des assises internationales, Paris, PUF, 1989.
  • LABBENS (Jean), Le Quart-Monde. La condition sous-prolétarienne, Pierrelaye, Editions Science et Service, 1969.
  • LAFORE (Robert), « Exclusion, insertion, intégration, fracture sociale, cohésion sociale : le poids des maux », Revue de droit sanitaire et social, vol. 32, n° 4, 1996, pp. 803-822. UN EXCELLENT PAPIER
  • LAUNAY (Jean-Pierre), La France sous-développée : 15 millions de pauvres, Paris, Dunod, 1970.
  • LENOIR (René), Les exclus. Un français sur dix, Paris, Seuil, 1974. LA RÉFÉRENCE, BUREAUCRATICO-TECHNIQUE, DU SUJET
  • LENOIR (René), « Inadaptation et exclusion sociale », in REYNAUD (Jean-Daniel), GRAFMEYER (Yves) (dir.), Français qui êtes-vous ? Des essais et des chiffres, Paris, La Documentation française, 1981, pp. 71-79.
  • LE PUILL (Gérard), LE PUILL (Stéphane), La décennie des nouveaux pauvres, Paris, Messidor/Editions Sociales, 1990.
  • LION (Antoine), MACLOUF (Pierre) (dir.), L’insécurité sociale. Paupérisation et solidarité, Paris, Les éditions ouvrières, 1982.
  • MARTIN (Claude), « French Review Article : The Debate in France over ‘Social Exclusion’ », Social policy & administration, vol. 30, n° 4, 1996, pp. 382-392.
  • MASSE (Pierre), BERNARD (Pierre), Les dividendes du progrès, paris, Seuil, 1969.
  • MONEGER (François), « La notion d’inadaptation en droit positif », Revue trimestrielle de droit sanitaire et social, vol. 11, n° 4, 1975, pp. 441-457.
  • PERROUX (François), Masse et classe, Paris, Casterman, 1972.
  • PROCACCI (Giovanna), Gouverner la misère, la question sociale en France, 1789-1848, Paris, Seuil, 1993.
  • SASSIER (Philippe), Du bon usage des pauvres. Histoire d’un thème politique, XVIème-XXème siècles, Paris, Fayard, 1990.
  • SOULET (Marc-Henry), « L’exclusion. Usages et mésusages d’un concept », Revue suisse de sociologie, vol. 24, n° 3, 1998, pp. 431-458.
  • STOLERU (Lionel), Vaincre la pauvreté dans les pays riches, Paris, Flammarion, 1974.
  • THOMAS (Hélène), La production des exclus. Politiques sociales et processus de désocialisation politique, Paris, PUF, 1997. UNE SORTE DE MANUEL THÉORIQUE
  • VERDES-LEROUX (Jeannine), « Les exclus », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 19, 1978, pp. 61-65.
  • WILSON (William Julius), « The poorest of the urban poor . Race, class and social isolation in America’s inner-city ghettos », in BULMER (Martin), REES (Anthony M.) (dir.), Citizenship Today. The contemporary relevance of T. H. Marshall, Londres, UCL Press, 1996b, pp. 223-248.

 

 

 

 

 

Séance 2. Contours et mesures de l’exclusion et de la pauvreté (évaluation des phénomènes)

Contenu de la discussion

Pauvreté et exclusion : définitions et mesures, en France, en Europe, dans le monde
La bataille des indicateurs

DOCUMENT SOUS FORMAT POWERPOINT À REGARDER : ICI

 

Documents à lire prioritairement

 

Documents complémentaires


Site à voir et revoir
Poor Economics – site accompagnant l’ouvrage de E. Duflo ici
 
Bibliographie complémentaire

Commission Européenne, Combating poverty and social exclusion. A statistical portrait of the European Union 2010, Luxembourg, Publications Of?ce of the European Union, 2010 : ici
Maria Cancian, Sheldon Danziger (dir.), Changing Poverty, Changing Policies, New York, Russel Sage Foundation, 2009, 422 pages.
Un « Que sais-je ? » sur l’exclusion : présentation
Un ouvrage sur les trois échelles de définition et de lutte contre la pauvreté : présentation
L’observatoire des inégalités : ici

“Les politiques familiales : y a-t-il une spécificité française ?”, Les Cahiers français, n° 371, 2012.

En France, la famille constitue un domaine bien ciblé de l’action publique. L’ensemble des dispositifs destinés aux familles représentent près de 4 % du PIB, le niveau le plus élevé des pays de l’OCDE. Mais, contrairement a? de nombreuses politiques publiques dont les coûts sont souvent jugés excessifs par rapport a? leur efficacité, les politiques familiales bénéficient d’un regard positif, aussi bien dans le cadre national qu’a? l’extérieur des frontières.

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