« Faut-il craindre la privatisation des villes ? », Alternatives économiques, n° 285, novembre 2009, pp. 78-81.

Les « gated communities », ces résidences fermées américaines, incarnent un mouvement de fermeture et de privatisation de la ville. Sous diverses appellations et à travers des réalisations disparates, elles ont pris place depuis une dizaine d’années dans le paysage urbain, dans les catalogues des promoteurs immobiliers, et, surtout, dans le débat public. Vendus comme des îlots de tranquillité et décriés comme des symboles d’une fracture sociale et spatiale, ces ensembles clos et sécurisés d’habitations se retrouvent un peu partout dans le monde. Les situations américaines et dans les pays en développement n’ont pas grand-chose à voir avec la France. Leur essor, même dans le contexte français, traduit toutefois des dynamiques plus profondes, vers davantage de ségrégation.

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