« La “monoparentalisation” de la pauvreté », Les Echos, 12 juillet 2010.

Les évolutions de la pauvreté sont le thème d’une littérature spécialisée florissante. Elles font l’objet de décisions et de prises de position politiques, ainsi que de débats techniques nourris. On s’intéresse généralement à l’augmentation, aux mutations ou à la diminution (plus rarement) du phénomène. Certains problèmes spécifiques ont progressivement atteint l’agenda politique : enfants pauvres, travailleurs pauvres, sans-abri, etc. Les ruptures et transformations majeures sont toutefois assez rares. Il en est une récemment, que l’on peut baptiser la « monoparentalisation » de la pauvreté. On entend par ce néologisme, qui s’entend clairement, à la fois un taux plus élevé de pauvreté dans les familles monoparentales et, maintenant, un nombre de pauvres plus important dans ces ménages que dans toutes les autres configurations familiales.

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« La mise sous condition de ressources des allocations familiales : une discrimination vraiment positive ? », Revue de droit sanitaire et social, vol. 44, n° 2, 2008, pp. 336-352.

Des propositions récentes appellent, de nouveau, à la mise sous condition de ressource des allocations familiales. Déjà, en 1998, les allocations familiales avaient placées été dix mois sous conditions de ressources. La mesure avait suscité de nombreux débats et controverses autour de l’équité, de l’égalité, de la sélectivité et de la discrimination positive. Les trois quarts des prestations familiales sont versées en 2006 sans condition de ressource (comme en 1973). Dans l’ensemble des prestations (sociales et familiales) servies par la branche Famille de la Sécurité sociale, ce sont maintenant les deux tiers qui le sont avec une condition de ressource (contre un tiers en 1973). Le souci d’économie pourrait dicter une sélectivité accrue dans la mise en œuvre des prestations. Une telle option ne peut qu’éveiller des échanges d’arguments conséquents, à défaut d’une réelle reconfiguration des allocations familiales. En effet, l’introduction d’un ciblage est toujours un virage. Mais il s’agit de savoir vers quoi.

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« Vers la fin des fessées ? », Futuribles, n° 305, 2005, pp. 28-46.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a invité récemment, dans une recommandation de juin 2004, les Etats membres à « interdire tous les châtiments corporels et toutes les autres formes de punition et traitement dégradant à l’encontre des enfants » estimant qu’il y avait là violation de « leur droit fondamental au respect de leur dignité humaine et de leur intégrité physique ». Il se dessine nettement un mouvement international dans ce sens, avec une initiative mondiale soutenue par l’UNICEF et l’UNESCO pour « mettre fin à toute forme de châtiment corporel des enfants ».

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